Le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes ainsi que le manque de moyens ne passent pas dans les barreaux. La journée « justice morte » de ce lundi 29 juin 2026 a réuni de nombreux acteurs de la justice à Tours.
Cette journée avait été annoncée de longue date par les avocats de France. À Tours, comme dans de nombreuses villes, le projet de loi proposé par le Garde des Sceaux Gérald Darmanin concernant la justice criminelle et le respect des victimes ne passe pas du tout.
Malgré l’abandon de la mesure controversée du « plaider-coupable criminel », les avocats se sont rassemblés devant le palais de justice, soutenus par des magistrats tourangeaux du siège et du parquet, tous ciblant la problématique des ressources insuffisantes.
"Les objections peuvent varier, mais notre combat est identique" souligne Aude Peillet, membre de l’union syndicale des magistrats, qui a participé aux mobilisations aux côtés du syndicat de la magistrature.
La présence de figures importantes comme la procureure de la République, Catherine Sorita-Minard, et la présidente du tribunal judiciaire de Tours, Catherine Bruère, a renforcé la dimension symbolique de cette action collective.
Les magistrats présents ont rédigé une motion, alors que le barreau de Tours communiquait sur son engagement. "Aujourd'hui, le barreau de Tours est en grève, représentant une grève générale contre ce projet de loi qui, bien que modifié, contient encore des articles nuisibles aux droits de la défense et aux libertés fondamentales. Ce rassemblement a également servi à rappeler que nous avons besoin de moyens humains et matériels, pas d'énièmes réformes", a déclaré un représentant du barreau.







