L'élection municipale de Plouasne, petite commune bretonne de 1 800 habitants, a été annulée par le tribunal administratif de Rennes, à la suite d'anomalies révélées lors du scrutin. Cette décision, prise quelques jours après la remise en liberté sous contrôle judiciaire du maire Michel Daugan, arrive à un moment délicat alors que Daugan, en fonction depuis 2008, a récemment annoncé sa démission.
Les événements entourant cette élection sont marqués par un bulletin de vote taché de sang et une procuration qualifiée d'«irrégulière». La préoccupation de la candidate Élisabeth Bordeau, qui a contesté la validité du scrutin, a conduit à une réévaluation par la justice. Le tribunal a statué que le bulletin déclaré nul aurait dû être compté comme un vote valide en faveur de sa liste, considérant que les taches visibles sur le bulletin étaient d'un «caractère fortuit».
De plus, le préfet des Côtes-d'Armor avait également introduit un recours pour faire annuler le second tour, arguant que la procuration utilisée était non conforme. En s'appuyant sur ces éléments, la justice a corroboré les préoccupations du préfet, affirmant que le vote exprimé était «irrégulièrement» effectué.
Cette décision a été rendue alors que Michel Daugan, qui fait face à des accusations de violences ayant causé la mort d'une administrée, se trouve au coeur d'une tempête médiatique. La situation s'est encore exacerbé en avril dernier lorsque le maire a été placé en détention provisoire pour avoir tenté d'obtenir l'internement de cette personne sans respecter les normes légales. Auprès de France 3 Bretagne, il a été indiqué que Daugan est mis en examen pour des violences ayant conduit à la mort, sans intention de la donner, ainsi que pour arrestation arbitraire qui a conduit à cette tragédie. La communauté attend désormais les conséquences politiques de cette annulation.







