Le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, qui a quitté la direction du parti vendredi 8 mai, exhorte la gauche à s'unir, des personnalités telles que Glucksmann à Ruffin, afin de se préparer pour la présidentielle de 2027.
Dans une interview pour France Inter ce lundi 11 mai, il a proposé d'organiser "des rencontres de la nouvelle gauche plurielle". Vallaud a réitéré son refus d'une primaire, qu'il juge risquée et potentiellement source de divisions.
Il insiste sur la nécessité de "construire un consensus". "Nous en sommes capables et nous en aurons impérativement besoin," affirme-t-il, appelant à un regroupement qui dépasse les diverses divergences au sein de la gauche.
Mettre le parti en ordre de bataille
Concernant son départ du PS, Vallaud a précisé que cela ne signale pas une crise mais un besoin de renouveau. Selon lui, le parti est actuellement en difficulté pour affronter l'élection de 2027. Il met en garde contre la montée de l'extrême droite, affirmant que le Rassemblement national est non seulement une menace mais qu'il est déjà en campagne, contrairement au PS.
"Je faisais partie d'une direction qui n'était pas proactive. Nous devons nous unir pour forger un consensus fort," a-t-il ajouté.
Vallaud soutient que sa démission ne signifie pas que tout espoir est perdu, mais qu'il est temps de se mobiliser. Il appelle Olivier Faure, le Premier secrétaire du PS, à assumer un rôle de leader pour rassembler les forces du parti autour d'un programme cohérent et d'un candidat socialiste.
En réponse à cette démission, Olivier Faure a exprimé sur Franceinfo la nécessité d'éviter toute forme d'irresponsabilité face à la menace de l'extrême droite. Faure a défendu son approche de la recherche d'un accord sur un projet commun, entretenant l'idée que le rassemblement de la gauche est une priorité.
"Depuis longtemps, je cherche à unir la gauche non mélenchoniste pour préparer une candidature solide capable d'atteindre le second tour," a-t-il affirmé, tout en réaffirmant son engagement à travailler pour une nouvelle gauche plurielle, contredisant les accusations de Vallaud sur son incapacité à dialoguer.







