Lors de son entretien avec La Tribune, Brigitte Macron a fait le point sur ses neuf années passées à l’Élysée avec Emmanuel Macron. Elle s’apprête à partir du palais présidentiel, en même temps que lui, à l’issue de ses mandats. « J’ai des moments de pessimisme que je n’avais pas avant. », confie-t-elle. Brigitte déclare être « parfois triste comme jamais » elle ne l’a été, évoquant la portée émotionnelle de son expérience depuis son arrivée au côté de son époux.
« Avant, j’avais une vie normale, des enfants, un emploi, des joies et des peines, comme tout le monde. Ici, ces années se sont écoulées si rapidement… Elles ont été d’une intensité incroyable », poursuit-elle. Tandis qu’elle découvre les ombres du monde qui l’entoure, Brigitte souligne : « C’est un chemin que je n'aurais jamais imaginé, la noirceur s’est invité dans mon quotidien. »
Avec une sensibilité exacerbée par ses expériences, l'ancienne professeure de français admet avoir été touchée par le harcèlement en ligne dont elle a été victime. « Écrire mes pensées me procure un réconfort immense », avoue-t-elle en dévoilant comment elle affronte ses moments de doute. « Parfois, il est difficile de trouver la lumière… »
L'objet de fausses informations
La lutte de Brigitte contre le cyberharcèlement a conduit à des condamnations en janvier pour certains de ses agresseurs, inculpés pour avoir relayé rumeurs et insultes. Ils ont écopé de peines allant jusqu’à six mois de prison, la plupart bénéficiant de sursis, selon des informations de Le Parisien.
Les rumeurs incessantes concernant sa relation avec Emmanuel Macron, souvent sujettes à des interprétations fallacieuses, l’ont poussée, elle et son époux, à prendre des mesures juridiques tant en France qu’aux États-Unis. Ce combat pour la vérité est devenu une priorité pour le couple présidentiel, confronté à la désinformation au sujet de leur relation.
En août 2024, lors d’un dépôt de plainte, Brigitte avait expliqué que la rumeur la présentant comme une femme transgenre avait engendré des répercussions « dévastatrices » sur son entourage et sa propre perception d'elle-même, illustrant les effets de la diffamation numérique.







