Lors de l'installation du nouveau conseil de Bordeaux Métropole le 24 avril, le projet de mandature proposé par Thomas Cazenave a suscité des réactions mitigées. Sur 104 votants, 15 ont voté contre, dont les 13 élus écologistes qui ont clairement affirmé leur position d'opposition face à ce projet, différent de celle du Parti socialiste.
Une ligne politique qui se dessine
Les écologistes, symbolisant une reconfiguration de la scène politique locale, choisissent de ne pas se laisser attirer par la main tendue du président Cazenave. En effet, ils font écho à une tradition et une gouvernance qui n'ont pas été de tout repos avec le Parti socialiste, comme l'a souligné un élu EELV, rappelant que leur alliance de 2020 s'est déjà heurtée à de nombreuses tensions.
Il est intéressant de noter que, malgré les critiques de la précédente mandature et d’une vision politique plus commune, le Parti socialiste a, lui, choisi de collaborer sans être rallié. Ainsi, Christine Bost, ancienne présidente, a mis en avant une volonté de construction collective, tout en se montrant consciente des limites de cette coopération. « On a voté ce projet, mais cela ne signifie pas un soutien inconditionnel », a-t-elle déclaré lors d’une récente conférence de presse. Un message qui reflète les préoccupations existantes sur le respect des oppositions.
« Nous ne voulons pas nous engager dans cette majorité de projets sur le mode 'tout ou rien' conditionné par le vote du budget »
Sylvie Cassou-Schotte, co-présidente du groupe écologiste, a été claire. Elle souligne les dangers qui pourraient découler de l’adhésion à un projet qu'elle considère comme comportant trop de lignes rouges, en référence à des projets controversés tels que le grand contournement routier et la LGV, qui pourraient coûter des milliards sans même résoudre les problèmes de fond de la métropole.
Cette posture des Verts ne sera pas sans conséquences. En désaccord avec la majoritaire, ils préparent leur stratégie pour le prochain vote du conseil communautaire où ils ne seront plus que 12, suite à la démission annoncée de Pierre Hurmic, remplacé par Olivier Escots, élu communiste de Bordeaux. L'enjeu est énorme pour la future gouvernance de la métropole, et les Verts se préparent à jouer leur rôle d'opposition active.







