Catherine Pégard a affirmé son "attachement indéfectible à la liberté de création" et a souligné l'importance de protéger la dignité et la sécurité des artistes, dans une communication adressée à l'AFP, le 23 avril. Cette réaction fait écho à la condamnation de Kamel Daoud, révélée la veille, par le tribunal d'Oran, où l'auteur a été sanctionné pour avoir exploré la guerre civile algérienne dans son ouvrage Houris, qui a été récompensé par le prix Goncourt en 2024.
Des voix s'élèvent pour défendre Daoud, un écrivain acclamé vivant en France, contre cette décision judiciaire jugée oppressive. L'universitaire et critique littéraire, Dr. Fatima Zohra, a exprimé son indignation : "La censure des voix artistiques est un enjeu crucial pour la société. C'est un pas en arrière pour la culture et l'intellect. La France doit se positionner fermement en faveur de la liberté d'expression," a-t-elle déclaré au micro de France Inter.
Le climat artistique en Algérie est en effet tendu. Les écrivains, artistes et journalistes font face à une répression croissante, ce qui suscite l'inquiétude chez les défenseurs des droits de l'homme. Amnesty International a également réagi, affirmant que "les artistes doivent pouvoir s'exprimer librement sans craindre de répercussions judiciaires ou physiques". Cela met en lumière un débat qui transcende les frontières et touche également des questions de droits humains à l’échelle mondiale.
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