La situation budgétaire de la Métropole Aix-Marseille-Provence est de plus en plus préoccupante. Alors que l'État a réduit ses dotations de 120 millions d'euros sur les deux dernières années, les 92 maires menacent de voter contre le budget lors de la réunion prévue le 28 avril prochain. Cette menace est une réponse directe à un déséquilibre financier qui, selon un communiqué de la Métropole, rend impossible l'équilibre du budget pour 2026.
Réunis en toute urgence sous la présidence de Nicolas Isnard, les maires dénoncent également l'accumulation de 3 millions d'euros de dette supplémentaire causée par l'implémentation de nouvelles offres de transport. Les conséquences de cette situation, comme l'indique Isnard, seraient lourdes pour les foyers : "On nous demande d'augmenter les impôts, ce qui représenterait environ 200 euros par foyer fiscal. C'est inacceptable et trop facile pour l'État !"
Des contacts quotidiens avec le préfet et les ministres
Face à cette crise, le vice-président aux finances, David Ytier, propose un plan d'économie d'urgence visant à réduire la dette de 30 millions d'euros. Cela passerait notamment par la suppression de certaines dépenses et l'optimisation des biens immobiliers. Malgré ces efforts, il resterait encore 90 millions d'euros à combler.
Nicolas Isnard reste en contact quotidien avec le préfet des Bouches-du-Rhône et plusieurs ministres. Il reste optimiste quant à une éventuelle aide de l'État : "L'État doit assumer ses responsabilités. Peut-être qu'ils trouveront des solutions que nous n'avions pas envisagées pour apaiser la situation. Pour l'heure, les réponses que nous recevons ne sont pas celles que nous espérions, mais nous avons confiance."
La crise budgétaire à Aix-Marseille-Provence est à surveiller de près, notamment avec les élections locales qui approchent. Les décisions qui seront prises dans les jours à venir pourraient avoir des répercussions significatives sur la gestion des finances de la Métropole et sur la vie des citoyens.







