L'avocat de Rima Hassan, Maître Vincent Brengarth, a annoncé la décision du parquet dans un communiqué. Celui-ci a déclaré qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves pour justifier des poursuites suite à la découverte "supposée d'un produit stupéfiant".
Le parquet de Paris a confirmé que les recherches n'ont pas permis d'établir une infraction clairement définie. En effet, après la garde à vue, les autorités avaient reconnu qu'une fouille des effets personnels de Rima Hassan avait mis en évidence la présence de substances, dont une partie ressemblait à du CBD et une autre, à de la 3MMC.
Toutefois, l'analyse ultérieure a révélé que le dit produit contenait une très faible quantité de "delta 9 THC", ce qui ne permet pas de le considérer comme un stupéfiant.
"Cette décision met fin à la propagation de fausses informations qui ont terni la réputation de Rima Hassan", a ajouté Me Brengarth, en mentionnant que ces allégations avaient un impact négatif sur l’eurodéputée et son parti.
Rima Hassan, dont l'achat de CBD était médicalement justifié et accompagné d'un ticket de caisse provenant d'une boutique de Bruxelles, doit encore faire face à des accusations d'apologie du terrorisme, cet incident étant survenu après un message controversé publié sur ses réseaux sociaux. Elle se présentera devant le tribunal le 7 juillet prochain.
Cependant, son avocat met en lumière des problématiques concernant la légalité et l'équité de cette procédure, en faisant allusion aux fuites d'informations durant la garde à vue et à une enquête menée par le ministre Gérald Darmanin.
D'autre part, l'élue a déposé une plainte à Paris pour violation du secret professionnel et a écrit aux ministères concernés pour demander des enquêtes administratives.






