À l'approche des élections au sein de l'agglomération Pays Basque, l'excitation monte. Pour la première fois depuis 2020, année où Jean-René Etchegaray avait été élu sans opposition, trois maires vont se battre pour le poste de président. Chacun d'eux présente aux 232 élus du conseil communautaire une vision pour le territoire, dans un contexte marqué par des tensions entre les zones rurales et les grandes villes de la côte basque. Pour Richard Bittou, expert en aménagement du territoire, cette dynamique est révélatrice des fractures qui se creusent au niveau local.
Depuis deux semaines, les candidats organisent des réunions dans les dix pôles territoriaux de l'agglomération, afin de défendre leurs projets. Avec cette élection, c'est un véritable troisième tour qui se dessine, où la capacité à rassembler sera primordiale. Les challengers Jean-René Etchegaray, maire de Bayonne, Alain Iriart et Peio Etxeleku, maire de Cambo, optent pour un style de campagne discret, s'adressant avant tout aux élus. Ils s'efforcent d'élaborer un projet territorial durable sur les six prochaines années, alliant développement économique et respect des spécificités locales.
La candidature d'Alain Iriart, qui s'est présenté devant la presse le 7 avril, marque une exception. Il a affirmé : "Je ne suis pas un idéologue, je sais travailler avec tous les élus". En rencontrant déjà 230 des 258 maires de l'agglomération, il mise sur une approche collaborative pour redynamiser les territoires ruraux. L'accent est mis sur la nécessité de développer des activités économiques, au-delà des simples projets d'habitat, afin d'équilibrer les ressources entre les différentes communes.
Les conseillers communautaires se réuniront le samedi 11 avril à 9h à Bayonne. L'ordre du jour sera concentré sur l'élection du président, les candidats ayant la possibilité de se déclarer jusqu'à la dernière minute. Si aucun candidat n'obtient la majorité absolue lors des deux premiers tours, le président sera élu à la majorité relative lors d'un troisième tour. La répartition des sièges place Bayonne en tête avec 22 représentants, suivi d'Anglet et Biarritz, soulignant l'importance des dynamiques intercommunales dans la prise de décision.






