Israël a annoncé, ce mardi, une série de bombardements d'une ampleur considérable ciblant Téhéran et des positions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth. Cette escalade intervient au 18e jour d'un conflit au Moyen-Orient, qui s'est déjà étendu à l'Irak, où de nombreuses attaques sont signalées.
Depuis le début de cette offensive lancée le 28 février, plus de 2.200 personnes ont perdu la vie, principalement en Iran et au Liban, selon des sources gouvernementales. Ce climat d’instabilité géopolitique suscite des inquiétudes à l'international, alimentant la fluctuation des marchés, notamment avec des prix du pétrole oscillant autour de 100 dollars le baril.
À Bagdad, quatre personnes ont été tuées ce matin dans une attaque par missiles visant une résidence dans le quartier huppé de Jadriya, prétendument occupée par des conseillers iraniens, selon des informations révélées par des groupes armés irakiens pro-Téhéran. Les États-Unis, de leur côté, ont vu leur ambassade attaquée à deux reprises, provoquant des explosions dont les débris ont été observés par un journaliste de l'AFP.
Les tensions se sont accentuées avec l'annonce par le groupe pro-iranien 'Brigades du Hezbollah' de la mort en martyr de son porte-parole emblématique, Abou Ali al-Askari. Ce climat de violence se retrouve également en Irak, autrefois veillant à éviter de se retrouver impliqué dans ce conflit.
Les frappes israéliennes continuent, touchant les quartiers de Kafaat et Haret Hreik à Beyrouth, où des cibles ont été identifiées. Le Hezbollah a contre-attaqué, en ciblant les forces israéliennes dans plusieurs localités du sud libanais. Cette tragédie a entraîné le déplacement de plus d'un million de personnes depuis le début des hostilités, consécutif à l'attaque du Hezbollah, motivée par la vengeance du décès du guide suprême iranien, Ali Khamenei.
Israël a également fait face à des menaces de missiles en provenance d'Iran. Au-delà, Téhéran déploie ses forces pour cibler ses voisins du Golfe, où des explosions ont retenti à Dubaï et Doha. Selon les rapports des médias, l'aviation civile des Émirats a temporairement fermé l'espace aérien en raison de menaces de missile, causant un mort à Abou Dhabi.
Dans le cadre de cette situation géopolitique tendue, le président américain Donald Trump a exprimé son mécontentement vis-à-vis de la réticence de ses alliés à s'engager dans la sécurité du détroit d'Ormuz, un passage crucial pour le transit du pétrole, vulnérable aux menaces iraniennes. Malgré ces tensions, des pays comme le Japon et l'Australie ont écarté toute prise d'initiatives militaires dans la région.
Enfin, pour illustrer la complexité des enjeux, la fédération iranienne de football envisage de déplacer les matchs de l'équipe nationale pour la Coupe du Monde 2026 vers le Mexique, citant l'incapacité de garantir la sécurité de ses joueurs aux États-Unis, un point souligné par son président, Mehdi Taj.







