Le 12 mars dernier, les garde-côtes suédois ont procédé à l'arrestation d'un pétrolier, baptisé « Sea Owl I », à proximité des côtes sud du pays, après avoir exprimé des soupçons sur son statut de navigation sous faux pavillon. Cette opération fait suite à des événements similaires survenus récemment.
Le navire, mesurant 228 mètres, arborait le pavillon comorien et a été intercepté aux abords de Trelleborg en soirée. Les autorités ont déclaré que le « Sea Owl I » pourrait ne pas être enregistré, ce qui soulève des préoccupations sur la sécurité à bord, puisque selon elles, « aucun État du pavillon ne peut garantir la sécurité à son bord ».
Le pétrolier, en provenance de Santos au Brésil, se dirigeait vers Primorsk, un port russe de la mer Baltique. Bien qu’il navigue actuellement sans cargaison, il a été documenté pour avoir transporté des produits pétroliers entre la Russie et le Brésil. Parallèlement à cette arrestation, une enquête a été ouverte, avec du personnel des garde-côtes déjà à bord pour mener des vérifications et interroger l’équipage. Le chef adjoint des opérations des garde-côtes, Daniel Stenling, a souligné « un risque élevé de défaillances en matière de sécurité à bord ».
Cette intervention fait écho à l'arrestation, la semaine précédente, d'un autre navire, le « Caffa », soupçonné d'être lié à la flotte fantôme russe et d'avoir transporté des céréales ukrainiennes volées. La flotte fantôme de Moscou est composée de navires souvent en mauvais état et sans couverture d'assurance, employés pour échapper aux sanctions internationales.







