Dans la nuit du 10 au 11 mars, trois détenus du centre pénitentiaire de Longuenesse, situé dans le Pas-de-Calais, ont été placés en garde à vue par les services antiterroristes. Ces derniers sont soupçonnés d'être liés à deux hommes arrêtés la nuit précédente, qui se trouvaient à l'extérieur de l'établissement avec un drapeau de l'État islamique. Selon des informations rapportées par RTL, la situation soulève des questions inquiétantes sur les intentions de ces individus.
Les deux hommes, dont l'un était déjà sous surveillance de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI), ont été appréhendés après qu'un drone a survolé la prison, provoquant une intervention rapide des forces de l'ordre. Ils étaient en possession d'armes et de matériaux potentiellement dangereux, ce qui soulève des craintes quant à une possible évasion ou à une attaque planifiée sur le personnel pénitentiaire.
Delta FM a précisé que le Parquet national antiterroriste (PNAT) s'est saisi de l'affaire, bien que les détails de l'enquête restent pour l'heure limités. Les cinq hommes, dont les trois détenus, font l'objet d'une garde à vue qui pourrait s'étendre jusqu'à 96 heures. Cette situation met en lumière les défis persistants en matière de sécurité dans les établissements pénitentiaires, un sujet de préoccupation pour les autorités et le public, d'autant plus dans un contexte de menace terroriste.
Des experts en sécurité, interrogés par Le Monde, soulignent l'importance de surveiller de près les communications entre détenus et sympathisants à l'extérieur. Ils estiment qu'il est essentiel de renforcer les mesures de prévention pour éviter d'éventuelles tragédies.







