Depuis le début de l'année 2026, le nombre de décès dans les centres de détention de l'ICE a atteint un seuil alarmant. Au moins dix personnes ont succombé dans ces établissements controversés, souvent critiqués pour leurs conditions de vie précaires. Les familles des victimes dénoncent un manque flagrant de soins médicaux.
L'ICE se retrouve une fois de plus sous le feu des critiques, avec plusieurs décès récents augmentant l'indignation publique. Selon des membres de la Commission judiciaire du Sénat, deux nouveaux décès ont été signalés au cours des derniers jours. Newsweek, quant à lui, a rapporté que ces victimes étaient en détention dans l'attente d'une expulsion ou d'un jugement.
Les centres de détention, connus pour leurs conditions éprouvantes, font l'objet de critiques depuis des décennies de la part d'organisations de défense des droits humains. Toutefois, cette polémique a pris un nouvel élan depuis le retour de Donald Trump à la présidence, alors que les agences d'immigration ciblent non seulement les immigrés présumés dangereux, mais également des personnes intégrées dans la société américaine avec travail et stabilité.
Des détenus malades aux États-Unis
D'après des données du Transactional Records Access Clearinghouse (TRAC), plus de 68 000 personnes étaient enfermées dans ces centres au début de février 2026, un chiffre en forte augmentation par rapport aux années précédentes.
Parmi les décès récents, on note celui d'Alberto Gutiérrez-Reyes, un Mexicain de 48 ans, hospitalisé après s'être plaint de douleurs. Sa femme, Patricia Martínez Hernandez, a déclaré à ABC7 que son état de santé s'était détérioré en détention, suscitant des inquiétudes au sein de sa famille.
Le cas de Pejman Karshenas Najafabadi, un Iranien de 59 ans, soulève également des questionnements. Décédé d'un arrêt cardiaque, il avait été transféré pour des soins mais a révélé un délai de communication de l'ICE sur son décès, bien au-delà des 48 heures exigées par la loi.
Le troisième décès concerne Emmanuel Damas, un Haïtien de 56 ans, qui, selon sa famille, aurait reçu des soins médicaux inappropriés alors qu'il souffrait d'une infection dentaire. Il est décédé à l'hôpital après des complications.
Ces tragédies alimentent les critiques de groupes comme Detention Watch Network. Selon sa directrice, Silky Shah, le système d'immigration américain expose les personnes à de graves violations de leurs droits, mettant en lumière les insuffisances du système de soins en détention.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : les décès en détention migratoire ont explosé ces dernières années, passant de sept en 2023 à 32 en 2025, une tendance qui inquiète profondément les défenseurs des droits des migrants.







