Une vidéo publiée récemment par l'agence iranienne Mehr et validée par le New York Times montre un missile de croisière Tomahawk frappant une base navale près d’une école à Minab le 28 février. Ce type de missile est exclusivement utilisé par l’armée américaine, ce qui soulève de nombreuses interrogations sur les responsabilités dans cette tragédie.
Selon le New York Times, le bombardement aurait causé la mort de plus de 150 personnes au premier jour des hostilités, principalement des enfants, selon des déclarations de l’UNICEF. Les autorités iraniennes ont rapporté un bilan tragique de 168 écolières perdues dans cette frappe.
Une tragédie scolaire
Les images de l’une des écoles touchées montrent un bâtiment dévasté, décoré de fresques évoquant l’enfance. Ce complexe, identifié comme l’école élémentaire de filles Shajare Tayyebeh, est localisé près de sites militaires stratégiques. Selon l’analyse de l’AFP, il est difficile de confirmer la nature de ce bâtiment par des sources indépendantes.
Enquête sur les responsabilités
Donald Trump a, quant à lui, refusé de reconnaître toute implication américaine en renvoyant la responsabilité sur l’Iran, déclarant que ce dernier aurait été à l’origine de cette catastrophe. Le ministre de la Défense, Pete Hegseth, a également précisé que seule l’Iran ciblerait des civils. En réponse, plus de 165 personnes ont été enterrées dans des funérailles médiatisées par les médias d’Etat iraniens.
Réactions internationales
Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU a exprimé le souhait d'une enquête transparente sur cette tragédie, tandis que l’armée israélienne a nié toute implication dans cette attaque. Le lieutenant-colonel Nadav Shoshani a affirmé que l’armée opérait avec précision et qu’il n’y avait pas eu de frappes israéliennes dans la région.
Une ONG norvégienne suit de près le sort des élèves touchés, affirmant qu’environ 170 enfants étaient présents au moment des frappes, ce qui témoigne de l’ampleur de ce drame humanitaire.
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