L’Uruguay a proclamé l'état d'urgence agricole le 24 février 2026 face à une grave pénurie d'eau qui frappe plusieurs régions du sud du pays. Cette décision vise à soutenir près de 2 000 petits agriculteurs affectés par cette crise. Selon le ministère de l’Agriculture, les aides prendront forme au sein de douze départements, avec une volonté affirmée de sauver l'élevage, la production laitière et les cultures, qui sont des piliers cruciaux de l'économie uruguayenne.
Le ministre, en se référant à une déclaration pour l'Agence France-Presse (AFP), a souligné que cette initiative s'étendra sur 90 jours. Le manque crucial de pluie a exacerbé la situation, touchant directement la région de Montevideo et ses alentours. "Nous parlons de trois millions et demi d’hectares concernés et de 1 800 à 2 000 producteurs touchés," a déclaré Gustavo Garibotto, directeur des ressources naturelles du ministère.
Pire sécheresse en 70 ans
Cette période de sécheresse, qui s'étend de 2020 à 2023, est qualifiée de pire que l'Uruguay ait connue en plus de sept décennies. Le décret d'état d'urgence ouvrira la voie à diverses aides, y compris un report des paiements d'impôts départementaux, crucial pour la survie financière des agriculteurs. En 2025, les exportations agricoles, principalement de viande bovine, soja et produits laitiers, ont joué un rôle clé dans l'économie nationale, mais cette sécheresse menace de compromettre cette dynamique.
Avec des préoccupations croissantes parmi les agriculteurs, cette situation appelle à une mobilisation immédiate et des mesures concertées pour atténuer les souffrances de ceux qui nourrissent le pays. Alors que certains experts plaident pour une meilleure gestion des ressources en eau, d'autres appellent à une réponse immédiate de l'État pour soutenir les plus vulnérables.







