« Tous les types de chauffage sont de nouveau autorisés », a défendu Jens Spahn, leader des conservateurs, mardi dernier. Cette réforme a rapidement été critiquée par des organisations environnementales.
Les partis conservateurs et sociaux-démocrates, au pouvoir à Berlin, ont convenu d’une nouvelle législation sur l’efficacité énergétique des bâtiments, mettant ainsi de côté une proposition controversée portée par l’ancien ministre de l’Environnement, Robert Habeck, un membre des Verts. La loi initiale, qui devait entrer en vigueur en 2024, stipulait que les nouveaux systèmes de chauffage devaient fonctionner avec un minimum de 65 % d’énergies renouvelables.
Cependant, ces impératifs écologiques ont été jugés trop onéreux et complexes par une majorité de la population. La mise en œuvre rapide projetée a également suscité des inquiétudes. Spahn a confirmé lors d’un point presse que « la question du chauffage redeviendra une affaire personnelle, permettant ainsi aux citoyens de choisir leur mode de chauffage ». Un projet de loi devrait être finalisé d’ici Pâques, avec une adoption prévue pour début juillet.
Un accord dénoncé par les organisations environnementales
Selon le nouvel accord entre les partis de la coalition dirigée par le conservateur Friedrich Merz, chaque citoyen pourra librement choisir son système de chauffage. Un « quota bio » a cependant été introduit, exigeant que les systèmes de chauffage au gaz utilisent un certain pourcentage de gaz renouvelable, connu sous le nom de biométhane. D’ici 2029, ce quota devra atteindre au moins 10 % et sera progressivement intensifié jusqu’en 2040.
Cette décision a été vivement critiquée par des groupes environnementaux tels que Greenpeace, qui avertissent que l’Allemagne risque de ne pas atteindre ses objectifs de lutte contre le réchauffement climatique d’ici 2030 et 2045. Greenpeace a exprimé son indignation, affirmant : « Avec ces modifications, le gouvernement offre un énorme avantage à l’industrie des énergies fossiles, altère la protection des consommateurs et compromet l’avenir climatique du secteur du bâtiment. »







