Des scènes de violences intenses ont éclaté au Mexique, le 22 février, après l'élimination par l'armée d'El Mencho, le chef d'un des plus puissants cartels de drogue du pays. Ses partisans ont pris d'assaut routes et infrastructures, créant un climat de terreur.
Le pays s'embrase suite à la mort d'El Mencho. À Guadalajara, des hommes armés envahissent une station-service, menaçant employés et automobilistes avant d'incendier les pompes à essence. Selon plusieurs médias locaux, ces actes de violence seraient l'œuvre du cartel Jalisco Nouvelle Génération, qui cherche à venger la mort de leur leader.
Des échanges de tirs violents éclatent non loin d'une célèbre station balnéaire, Puerto Vallarta, ternissant l'expérience des vacanciers et laissant les résidents barricadés chez eux. L'aéroport de Guadalajara devient également le théâtre de la panique alors que des avions se retrouvent à portée de tir, forçant les passagers à fuir.
Des expatriés français confinés
Conformément aux consignes de sécurité édictées par la France, les expatriés français se retrouvent confinés chez eux le 23 février. Charles Dubois, un résident de Guadalajara, raconte : “Dans la rue, on a entendu des coups de feu. Ma femme, qui était sortie, est rentrée rapidement.” Noélie Michal, également expatriée, confirme que “les rues sont désertes et on ne voit que des voitures de police passer régulièrement.”
La mort d'El Mencho, recherché par le Mexique et les États-Unis, a fait basculer la situation. La récompense de 15 millions de dollars offerte pour sa capture témoigne de son pouvoir : son cartel compterait entre 15 000 et 20 000 membres, connus pour leur brutalité.
Le rôle des États-Unis
Le cartel s'approvisionne en Colombie pour la cocaïne et en Chine pour les composants de fentanyl, inondant le marché américain, mais aussi européen et asiatique. La pression des États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, s'est intensifiée pour combattre ces organisations criminelles, apportant des renseignements cruciaux pour cette opération. Actuellement, 2 500 soldats américains supplémentaires ont été déployés. Bien que la mort d'El Mencho marque un point pour la lutte contre les narcotrafiquants, la bataille reste une lutte à long terme.







