Le Salon de l'agriculture a ouvert ses portes samedi 21 février, mais la première journée s'est avérée décevante pour de nombreux exposants, signalant une fréquentation en forte baisse.
Un constat préoccupant. Emmanuel Macron a inauguré le Salon le 21 février, arpentant les allées pendant douze heures, entouré d'un dispositif de sécurité discret. Tout en maintenant une ambiance calme, cette journée d'ouverture ne fait pas oublier les enjeux pressants qui pèsent sur l'agriculture française, tels que la polémique autour de la dermatose nodulaire et les conséquences du Mercosur. Certains exposants n'ont pas caché leur amertume vis-à-vis de cette première journée.
"Les allées sont très clairsemées. Pour moi, il y a au minimum 50% de public en moins. C'est morose, donc on ne sent pas un enthousiasme débordant," a commenté Louis, exposant au micro de RTL. Alexandre, éleveur de moutons dans le Massif central, a renchéri : "C'est presque vide, presque désert, on se croirait en milieu de semaine." La baisse de fréquentation semble réelle et palpable.
Une édition sans bovins qui met en lumière d'autres espèces animales
Pour la première fois depuis plus de 60 ans, aucun bovin n'est présent au parc des expositions de Porte de Versailles, conséquence de la crise de la dermatose nodulaire contagieuse. Ce changement notable offre néanmoins l'opportunité de porter un regard neuf sur les autres espèces animales exposées.
"Sans bovins, les visiteurs portent plus attention aux moutons et prennent le temps de se pencher sur l'exposition. Le hall 1, avec seulement des moutons et des porcs, paraît beaucoup plus vide," a expliqué Alexandre. Malgré cette période de scepticisme, les deux éleveurs soulignent qu'il est encore trop tôt pour établir un bilan fiable et qu'ils préfèrent attendre la conclusion de l'événement pour formuler un jugement définitif.







