Lyon (AFP) – L'enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque suscite l'attention médiatique et politique. Préoccupés par l’escalade des tensions, les parents de Quentin, ainsi que le président Emmanuel Macron, appellent à un apaisement de la situation.
Le maire de Lyon, Grégory Doucet, a également exprimé des préoccupations face à la montée de la violence, demandant l'interdiction d’une marche prévue en hommage à Quentin, qui a perdu la vie dans des circonstances tragiques liées à des affrontements.
Au cours d'une conférence de presse prévue à 17H00, le procureur de Lyon annoncera des mises en examen concernant onze suspects arrêtés lors des événements de mardi et mercredi. Ces individus sont impliqués dans une enquête pour "homicide volontaire". Sept d'entre eux sont soupçonnés d'être directement responsables des violences qui ont conduit à la mort de Quentin.
Les enquêteurs ont identifié ces suspects comme étant liés à des mouvements d'ultragauche, selon des sources proches du dossier. Parmi eux, deux assistants parlementaires ainsi qu'un ancien stagiaire du député Raphaël Arnault, dont le groupe La Jeune Garde Antifaciste a été dissous en raison de violences.
Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise (LFI), a déclaré sur FranceInfo qu'il ne serait pas question de suspendre ou d'exclure Raphaël Arnault, insistant sur le fait qu'il ne saurait être tenu responsable des actes de ses employés.
Un appel à la retenue
Quentin Deranque, âgé de 23 ans, a été gravement blessé après avoir été attaqué lors d'une conférence à Sciences Po Lyon, alors qu'il assurait la sécurité de manifestantes. Le traumatisme crânien qu'il a subi s’est avéré fatal.
Devant les enquêteurs, Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire, a reconnu avoir été présent lors des violences, sans pour autant être l’auteur des coups mortels, selon son avocat, Me Bertrand Sayn.
Les tensions politiques s'intensifient, avec des demandes de démission de la part de figures politiques, y compris le président du RN, Jordan Bardella, qui appelle à un "front commun" contre LFI pour les futures élections.
Emmanuel Macron, en visite en Inde, a exprimé son inquiétude face à la situation et a appelé à éviter une "spirale de violence". Les parents de Quentin, par l'intermédiaire de leur avocat, ont également demandé que tout rassemblement se déroule dans le calme, excluant toute forme de violence politique.
La marche à Lyon, bien que prévue par des amis proches de Quentin, n’a pas encore été autorisée. La préfecture continue d'évaluer les risques potentiels qu'elle pourrait poser, notamment en raison des nombreux appels émanant de groupes politiques extrêmes qui pourraient s'y greffer.
"Nous espérons que tout le monde fera preuve de retenue et de respect en cette période difficile", a conclu l'avocat des parents de Quentin.
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