Bien que l'héritage de l'ancien ministre de la Culture soit célébré, une nouvelle génération de responsables socialistes cherche à s'en dissocier, préoccupée par les implications de l'affaire Jeffrey Epstein.
Réputé pour son rôle emblématique sous la présidence de François Mitterrand, Jack Lang est aujourd'hui sous le feu des projecteurs en raison de ses liens avec Epstein. Alors que son départ de la présidence de l'Institut du monde arabe est prévu le 17 février, la question se pose : son bien-être politique met-il en péril la gauche ?
Dès le 5 février, la réactivité du Parti socialiste a été manifeste. Olivier Faure, premier secrétaire, a déclaré sur France 2 : "Il doit réfléchir à sa démission pour protéger l'institution qu'il préside". Cette déclaration illustre la volonté du PS de prendre ses distances avec Lang, dont les relations se sont détériorées au fil des ans.
Cette pression s'est renforcée avec le soutien d'anciens alliés tels que Bertrand Delanoë, qui a affirmé : "Il a démissionné et il a bien fait. Je souhaite maintenant la vérité et le respect. Jack Lang doit rendre des comptes, évidemment" lors d'une interview à France Inter.
Séparer l'homme du ministre
Les commentaires de Delanoë montrent une volonté délicate parmi les anciens camarades de Jack Lang : critiquer les actions présentes tout en préservant son héritage. Romain Eskenazi, porte-parole du groupe PS à l'Assemblée, a temporairement fait écho à cette pensée en affirmant : "C'est tout l'honneur d'un parti de ne pas faire bloc lorsqu'un membre a fauté. Cela préserve l'intégrité du collectif."
De même, Céline Hervieu, députée PS de Paris, née en 1993, a indiqué : "C'est un grand ministre de la Culture, mais il reste un citoyen lui aussi tenu de rendre des comptes."
"Nous ne sommes plus dans l'ancien monde où l'impunité régnait, chacun doit être responsable, peu importe ce qu'il a pu faire par ailleurs. La justice fera son travail."
Céline Hervieu, députée PS de Paris, à franceinfo







