Le Parti socialiste se désolidarise de Jack Lang face à l'affaire Epstein

Découvrez comment le PS prend ses distances avec Jack Lang dans l'affaire Epstein.
Le Parti socialiste se désolidarise de Jack Lang face à l'affaire Epstein
L'ancien ministre Jack Lang, à l'Elysée, le 2 mai 2017. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Bien que l'héritage de l'ancien ministre de la Culture soit célébré, une nouvelle génération de responsables socialistes cherche à s'en dissocier, préoccupée par les implications de l'affaire Jeffrey Epstein.

Réputé pour son rôle emblématique sous la présidence de François Mitterrand, Jack Lang est aujourd'hui sous le feu des projecteurs en raison de ses liens avec Epstein. Alors que son départ de la présidence de l'Institut du monde arabe est prévu le 17 février, la question se pose : son bien-être politique met-il en péril la gauche ?

Dès le 5 février, la réactivité du Parti socialiste a été manifeste. Olivier Faure, premier secrétaire, a déclaré sur France 2 : "Il doit réfléchir à sa démission pour protéger l'institution qu'il préside". Cette déclaration illustre la volonté du PS de prendre ses distances avec Lang, dont les relations se sont détériorées au fil des ans.

Cette pression s'est renforcée avec le soutien d'anciens alliés tels que Bertrand Delanoë, qui a affirmé : "Il a démissionné et il a bien fait. Je souhaite maintenant la vérité et le respect. Jack Lang doit rendre des comptes, évidemment" lors d'une interview à France Inter.

Séparer l'homme du ministre

Les commentaires de Delanoë montrent une volonté délicate parmi les anciens camarades de Jack Lang : critiquer les actions présentes tout en préservant son héritage. Romain Eskenazi, porte-parole du groupe PS à l'Assemblée, a temporairement fait écho à cette pensée en affirmant : "C'est tout l'honneur d'un parti de ne pas faire bloc lorsqu'un membre a fauté. Cela préserve l'intégrité du collectif."

De même, Céline Hervieu, députée PS de Paris, née en 1993, a indiqué : "C'est un grand ministre de la Culture, mais il reste un citoyen lui aussi tenu de rendre des comptes."

"Nous ne sommes plus dans l'ancien monde où l'impunité régnait, chacun doit être responsable, peu importe ce qu'il a pu faire par ailleurs. La justice fera son travail."

Céline Hervieu, députée PS de Paris, à franceinfo

Lire aussi

Les Français face à l'ombre du conflit au Moyen-Orient
Après les frappes en Iran, l'inquiétude grandit parmi les Français vivant au Moyen-Orient. Emmanuel Macron a réagi.
28 févr.
Alina Kabaeva : la face cachée d'un train de vie extravagant
Explorez comment Alina Kabaeva, compagne de Poutine, finance son train de vie avec des fonds caritatifs détournés.
28 févr.
L'iran assure que l'ayatollah Khamenei est en sécurité après les frappes alliées
Après les récentes frappes américaines et israéliennes, l'iran affirme que l'ayatollah Khamenei est vivant, suscitant des réactions et analyses géopolitiques.
28 févr.
La bataille présidentielle au Congo-Brazzaville : Sassou Nguesso en pole position
La présidentielle de mars au Congo-Brazzaville s'annonce décisive, avec Sassou Nguesso en tête et une opposition affaiblie.
28 févr.
Israël face à la menace : l'état d'urgence en raison des ripostes iraniennes
Israël a décrété l'état d'urgence après une série de ripostes iraniennes. Les habitants témoignent de la situation alarmante.
28 févr.
Greenpeace condamné à une amende record aux États-Unis : une menace pour la justice environnementale
Greenpeace se heurte à une condamnation sans précédent de 345 millions de dollars aux États-Unis, soulignant les enjeux d'intimidation judiciaire pour les ONG environnementales.
28 févr.