« Ne세요 pas votre argent à quelqu'un d'autre si vous en avez besoin pour votre compétitivité, et par conséquent n'envoyez pas votre argent à l'Ukraine ! » a déclaré ce jeudi Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, lors d'un sommet des 27 consacré à la compétitivité des économies européennes. En tant que principal opposant au soutien à Kiev au sein de l'Union européenne (UE), Orban soulève une question cruciale sur l'utilisation des fonds européens.
Il a insisté sur le fait que l'UE devrait rediriger ses ressources vers le renforcement de sa propre économie, plutôt que de continuer à soutenir financièrement l'Ukraine. Selon un rapport récent du Parlement européen, environ 177 milliards d'euros ont été mobilisés jusqu'à fin 2025 pour aider l'Ukraine, une somme incluant le soutien militaire, budgétaire et l'aide aux réfugiés. À cela s'ajoute un prêt de 90 milliards d'euros, visant à aider le pays à couvrir ses besoins financiers pour 2026 et 2027.
Des experts économiques, comme Jean-Marc Daniel, professeur à l'ESCP Business School, partagent l'opinion d'Orban en soulignant que l'UE doit d'abord se concentrer sur sa propre compétitivité dans un monde de plus en plus concurrentiel. « Si nous ne soutenons pas notre économie, notre capacité à aider d'autres pays sera limitée », a-t-il précisé lors d'une récente conférence de presse.
Cette prise de position de Viktor Orban pourrait raviver les tensions au sein de l'UE, où certains pays, notamment ceux de l'Est, restent fermement engagés à soutenir l'Ukraine face à l'agression russe. Les débats sur l'aide à l'Ukraine sont donc loin d'être terminés, d'autant plus que les besoins de soutien continuent d'augmenter.







