Chaque début janvier, le Dakar fascine les amateurs de rallye. En 2023, pour sa 48e édition, 564 pilotes, représentant 49 nationalités, traversent des paysages époustouflants. Mais derrière cette aventure se cachent des coûts parfois surprenants. À ce sujet, Joan Morel, Team Manager de l'écurie MD Rallye Sport, nous éclaire sur les dépenses associées à cet événement prestigieux.
Pour participer, chaque concurrent doit s'acquitter de frais d'engagement, qui varient selon les catégories. Par exemple, une inscription en catégorie auto coûte environ 32 650 euros, tandis qu'un camion grimpe jusqu'à 45 900 euros. De plus, il faut compter des frais supplémentaires pour le camping-car, la remorque et les accompagnateurs. Cette organisation méticuleuse assure une logistique irréprochable, un gage de sécurité pour les participants.
L'investissement dans un buggy
Cette année, MD Rallye Sport engage sept buggys d'exception, chacun d'une valeur d'environ 400 000 euros, équipés de moteurs V8. Joan Morel explique que « peu de concurrents achètent ces véhicules ; la majorité préfère louer, ce qui leur offre plus de flexibilité. » Un budget total pour participer peut ainsi atteindre 300 000 euros, englobant le véhicule, la logistique et le soutien mécanique, tout en gardant en tête les imprévus liés aux casses.
La logistique joue un rôle majeur dans le budget. En effet, l’écurie doit prévoir environ 140 pneus pour la compétition, car les terrains exigeants entraînent de fréquentes crevaisons. « En Arabie Saoudite, l'essence est bon marché, mais l'entretien quotidien et les pièces de rechange peuvent rapidement alourdir les coûts », souligne Morel.
Le rêve au prix fort
Malgré ces dépenses, les passionnés sont motivés par l'adrénaline et le dépassement de soi. Après tout, les primes à la fin du rallye ne sont pas les principales motivations : 5000 euros pour le premier et seulement 3000 pour le second, des montants bien éloignés des investissements consentis. Le rêve de participer à l'un des plus grands rallyes au monde pallie ces considérations financières.
Les expériences des participants soulignent que chaque année, le budget devient de plus en plus difficile à réunir, poussant parfois les candidats à attendre jusqu'en septembre pour finaliser leurs financements, ce qui retarde également la fabrication des buggys et la commande des pièces. L’aventure se révèle ainsi être une course contre la montre, au-delà des épreuves des pistes.
Finalement, chaque coureur n'est pas seulement un pilote, mais aussi un passionné prêt à braver les défis économiques pour vivre l'adrénaline du Dakar. Comme le dit un participant, « rien ne vaut le frisson de se battre pour arriver au bout de cette épreuve mythique », apportant une profondeur inestimable à cette aventure humaine faite de défis et de camaraderie.







