Arc France, le célèbre verrier spécialisé dans les arts de la table, traverse une période turbulente. En effet, la société a été placée en redressement judiciaire, un coup dur pour ses 3 500 employés situés à Arques (Pas-de-Calais). Dans cette optique, Timothée Durand, le candidat à la reprise, a déclaré qu'il serait nécessaire de "redimensionner le site" pour assurer sa pérennité.
Les employés de l'entreprise sont encore sous le choc de cette annonce, inquiets pour leur avenir. Bernard Fossier, un salarié, a partagé son appréhension : "Tout le monde est dans l'incertitude et a peur pour son travail". Le redressement judiciaire est perçu comme une étape obligatoire pour réduire une dette jugée insoutenable.
Timothée Durand, qui a également un lien familial fort avec l'entreprise, est conscient des défis à relever. "Il nous faudra à la fois bousculer certaines habitudes et établir un nouveau pacte social", a-t-il affirmé après une réunion à Bercy avec des responsables politiques. Il a également noté que plusieurs employés pourraient être touchés par des licenciements, bien qu'il n'ait pas encore avancé de chiffres précis, préférant murmurer que des décisions difficiles seront à prendre.
Le délai pour le dépôt des offres de reprise au tribunal de commerce de Lille Métropole court jusqu'au 28 janvier, les décisions finales devant être rendues au début de mars. Dans son plan de reprise, Durand envisage de concentrer la production sur un seul des deux fours de verre sodocalcique, tout en maintenant en activité d'autres fours spécialisés, garantissant ainsi une certaine diversité de production.
Des experts du secteur notent que la concurrence accrue, en particulier de la part de producteurs chinois, accompagne une baisse significative de la demande, estimée entre 15 et 20 % dans certains secteurs. L'impact de la crise sur l'hôtellerie et les restaurants, déjà touchés par la pandémie, exacerbe encore la situation d'Arc France.
Malgré tout, le ministre délégué à l'Industrie, Sébastien Martin, a évoqué ce projet de reprise comme un "signe d'espoir" pour la marque emblématique, affirmant que l'État sera vigilant pour soutenir les salariés ainsi que les nouveaux investisseurs. L'avenir d'Arc France, pourtant fondée sur un savoir-faire d'exception, reste incertain, mais les efforts en cours laissent entrevoir une lueur d'espoir pour ses nombreux employés.







