Israël a récemment annoncé l'interdiction d'accès à Gaza pour 37 grandes organisations non gouvernementales (ONG), suscitant l'inquiétude sur l'avenir de l'aide humanitaire dans la région. Cette décision, confirmée par les autorités israéliennes, repose sur l'absence de soumission d'une liste des employés de ces ONG, une exigence que beaucoup considèrent comme un moyen d'exercer un contrôle accrusur les action humanitaires en Palestine.
Cette annonce a été relayée par plusieurs médias, soulignant que des acteurs tels que Médecins sans frontières (MSF) et Oxfam font partie des ONG concernées. Selon le ministre israélien de la Diaspora et de la lutte contre l'antisémitisme, Amichai Chikli, l'objectif est d'éviter l'infiltration d'éléments terroristes au sein des structures humanitaires. Il a déclaré : "L'assistance humanitaire est la bienvenue - l'exploitation des opérations humanitaires à des fins de terrorisme ne l'est pas." Cette position, qui vise à sécuriser la région, est cependant perçue comme une nouvelle entrave à l'assistance vitale dans un contexte déjà désastreux pour la population de Gaza.
Les ONG touchées, quant à elles, dénoncent cette mesure comme une tentative de marginaliser leur rôle crucial dans la réponse à la crise humanitaire. Shaina Low, porte-parole du Norwegian Refugee Council, a exprimé des préoccupations quant à l'impact de ces restrictions sur le bien-être des habitants en déclarant que "les employés locaux sont déjà surchargés, et la présence de membres étrangers est essentielle pour leur protection."
La situation à Gaza, ravagée par des années de conflit, est depuis peu exacerbée par les tensions croissantes entre Israël et le Hamas. Les acteurs humanitaires avertissent que le non-respect des normes imposées entraînera la suspension de leur licence à partir du 1er mars, aggravant ainsi la délicate situation humanitaire.
La communauté internationale, alarmée par cette décision, appelle Israël à lever les restrictions sur l'aide. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Turk, a récemment qualifié ces suspensions d'arbitraires, estimant qu'elles aggravent la situation déjà intolérable des civils dans la région. Dans ce contexte difficile, l'Union européenne a aussi soutenu que les obstacles à l'aide humanitaire doivent être abolis immédiatement.
Alors que le monde attend un apaisement des tensions, les organisations humanitaires peinent à voir une lueur d'espoir, se demandant si elles pourront poursuivre leurs efforts pour le bien des Gazaouis. La bataille pour préserver l'accès humanitaire est loin d'être terminée.







