Marqué par une canicule record, le mois de juin 2026 a été particulièrement chaud. Avec des précipitations presque nulles, 93 % des niveaux des nappes phréatiques sont en baisse.
Les chiffres sont alarmants. D'après le rapport mensuel du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), le mois de juin 2026 a été marqué par une diminution des nappes phréatiques. 93 % des niveaux mesurés montrent une baisse, tandis que 54 % des sites sont en dessous des normales mensuelles.
« Cette situation est plus préoccupante que celle de l'année précédente », déclare un représentant du BRGM. En effet, en juillet 2025, seulement 42 % des points mesurés affichaient des niveaux inférieurs aux normales saisonnières. Ce phénomène de déclin des nappes s’explique principalement par un « déficit de pluie significatif depuis le mois de mai » sur toute la France, combiné à une « évapotranspiration » accrue, nourrie par les fortes températures qui augmentent le besoin en eau des végétaux.
« Les températures élevées ont accru le besoin en eau des plantes »
Sur le plan national, la situation des nappes reste hétérogène. Certaines, notamment celles des formations de la Vistrenque, de l'Astien à Agde, et celles des alluvions du Roussillon, maintiennent des niveaux satisfaisants. Ces nappes « pourraient bénéficier de niveaux favorables pour le trimestre à venir », selon le BRGM, bien que leur pérennité dépende des « pluies estivales à venir ». Des précipitations sont essentielles pour réhumifier les sols et éviter d'importantes ponctions dans les nappes pour l'agriculture, souligne le rapport.







