Mardi, les dirigeants européens ont exigé la présence des représentants russes à Bruxelles après que Moscou a ordonné à ses diplomates de quitter Kiev en prévision de nouvelles frappes sur la capitale ukrainienne, récemment touchée par des bombardements.
La Russie a intensifié ses menaces d'escalade militaire contre l'Ukraine, quatre ans après le début de son intervention militaire, affirmant se venger d'une attaque ukrainienne ayant causé la mort de 21 personnes dans un lycée des territoires occupés. Ce développement a soulevé des inquiétudes mondiales sur la sécurité régionale.
Dans un communiqué, la diplomatie russe a recommandé lundi aux ressortissants étrangers, y compris aux diplomates, de quitter Kiev. Anitta Hipper, porte-parole de l'Union européenne, a dénoncé cette posture en appelant cela une "escalade inacceptable", précisant que le chargé d'affaires russe à Bruxelles avait été convoqué, tout en confirmant que la délégation de l'UE resterait dans la capitale ukrainienne.
L'Allemagne, importante alliée de l'Ukraine, a également convoqué l'ambassadeur russe, réaffirmant son engagement à soutenir Kiev face aux menaces. Même au-delà de l'UE, la Norvège a pris des initiatives en convoquant son représentant russe pour faire entendre son désaccord sur les menaces formulées par Moscou.
Les tensions ont également atteint le sommet de la diplomatie américaine. Le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a souligné avoir échangé avec son homologue américain, Marco Rubio, sur la situation, tandis que Washington a exprimé sa volonté de contribuer à une issue pacifique au conflit.
À l'ONU, une cinquantaine de pays se sont unis pour dénoncer les récentes menaces russes envers les diplomates à Kiev. Dans un geste qui souligne la gravité de la situation, Moscou a annoncé son intention d'attaquer des "centres de décision" et des entreprises du complexe militaro-industriel à Kiev.
Ce climat de tension a été exacerbé par des frappes ukrainiennes sur des cibles civiles, faisant réagir le ministère russe qui a qualifié l'attaque contre un dortoir, tuant des adolescents, de "goutte d'eau" ayant motivé la réponse militaire de Moscou.
Les récentes offensives de l'armée russe, marquées par un usage intensif de drones, et des missiles sophistiqués, rappellent aux pays européens et à l'OTAN l'ampleur du défi sécuritaire que représente la Russie. Alors que les diplomates s’inquiètent d’une nouvelle escalade, les nations d’Europe de l’Est, comme les États baltes, accusent la Russie de chercher à déstabiliser la région.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a clairement pointé du doigt la Russie en l'accusant d'orchestrer des incidents dans les États baltes. De leur côté, les responsables russes rejettent ces accusations, affirmant que ces pays servent de plateforme pour des agressions ukrainiennes.







