Le tribunal correctionnel de Bordeaux a rendu son jugement ce mardi 26 mai concernant une fusillade survenue en mars 2017 dans le quartier Chantecrit. Les six suspects, qui avaient comparu pour violences avec arme, ont été relaxés de ces charges. Seuls deux d'entre eux ont été condamnés pour détention d'arme, écope respectivement de 120 et 150 jours-amendes.
Les événements en question se sont déroulés le 14 mars 2017. Un homme, après un cambriolage, est arrivé sur un parking pour rencontrer une connaissance. Au lieu de cela, il a été la cible d'une salve de tirs, recevant sept projectiles. Sa réponse armée, un tir en l'air, a été considérée insuffisante pour justifier des accusations de violences volontaires. .
Une décision qui divise
Les avocats de la défense ont plaidé pour une relaxe, arguant que les éléments présentés étaient trop fragiles pour entraîner des condamnations. La présidente du tribunal a souligné que le dossier n’apportait pas de preuves concrètes des violences reprochées aux prévenus.
« Il y a eu une fusillade, mais ce ne sont pas eux qui y ont pris part », a commenté Me Patrice Gonnord, l’un des avocats. Cette décision a suscité des réactions mitigées, certains experts soulignant qu'elle pourrait alimenter une perception d'impunité dans des affaires de violence armée.
Le parquet a 10 jours pour décider d'un éventuel appel de cette décision.







