En Belgique, une affaire troublante de harcèlement à Wervik met en lumière les dangers auxquels font face les adolescents dans le monde numérique. Un jeune homme de 15 ans a déposé plainte après avoir été menacé et agressé pendant plusieurs semaines, et le jugement du tribunal correctionnel de Courtrai est prévu pour le 20 mai.
Tout a démarré le 8 décembre 2024, lorsque cet adolescent a partagé une photo dénudée avec une amie. Malheureusement, la cousine d'un des agresseurs, Anas A., a eu vent de ce partage et a transmis l'information à son cousin. En réaction, Anas et son ami Jamal M. ont décidé de faire payer à la victime cette imprudence, comme l'explique le site 7sur7.
Ils voulaient lui "donner une leçon"
Le 4 décembre, au cours d’un premier rendez-vous à la gare de Wervik, la victime a dû remettre 200 euros à ses agresseurs. Mais trois jours plus tard, les menaces se sont intensifiées. Les jeunes hommes ont contraint l’adolescent à monter dans une voiture, l’ont menacé avec une arme et ont exigé 500 euros supplémentaires. Ne pouvant pas payer, il a proposé sa PlayStation 5 comme alternative.
Les violences ont culminé quelques jours après, lorsque l'adolescent a été roué de coups et poussé dans des buissons près d'une salle de sport. « Nous avons été alarmés par l’intensité des actes ; il a été menacé avec un couteau », déclare un expert en sécurité des jeunes au quotidien Le Monde.
"C'est la plus grande erreur de ma vie"
Finalement, l’adolescent a pris son courage à deux mains et a avoué ce qu’il vivait à ses parents, qui l'ont ensuite conduit au commissariat. Deux jours après, Anas A. et Jamal M. ont été arrêtés. L’avocate de la victime a exprimé son horreur face aux événements : « C'est difficile d'imaginer tout ce qu'il a subi », a-t-elle déclaré. Anas A. a tenté de minimiser ses actes en affirmant qu’il avait seulement donné un coup et qu’il avait reçu 200 euros. « C'est la plus grande erreur de ma vie », a-t-il reconnu lors de l'audience. Tous deux encourent entre 18 mois et deux ans de prison, une peine que beaucoup jugent insuffisante au vu de la gravité des faits.







