Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a indiqué que des drones et des missiles balistiques avaient été utilisés lors de cette attaque. Les autorités militaires ont rapporté que l'assaut a touché six districts de la ville et plusieurs arrondissements environnants.
Selon des journalistes de l'AFP, une série d'explosions a résonné durant la nuit, accompagnées de tirs de la défense anti-aérienne. Le chef de l'administration militaire de Kiev, Tymour Tkatchenko, a confirmé sur Telegram le nombre de blessés et la triste nouvelle d'un mort.
Une offensive largement orchestrée
Après une trêve temporaire autour de la commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale, les attaques de la Russie sur l'Ukraine ont de nouveau pris de l'ampleur. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré que Moscou avait lancé près de 800 drones sur le pays seulement mercredi.
Il est difficile d'interpréter cette escalade sans tenir compte du timing : l'une des offensives les plus massives coïncide avec la visite du président américain en Chine, ce qui laisse penser à une stratégie russe visant à marquer le terrain au moment d'importantes discussions diplomatiques.
Une guerre qui dure et ses conséquences
Le cessez-le-feu du 9 au 11 mai, négocié sous l'égide des États-Unis, était déjà entaché d'accusations de violations. En janvier, le rapport de la mission de surveillance des droits de l'homme de l'ONU rapportait près de 15 000 civils ukrainiens tués depuis le début de l'invasion russe. 2025 s'est même révélée être l'année la plus meurtrière après 2022, avec plus de 2 500 civils enlevés à leur famille.
Les équipes de secours continuent d'intervenir pour évaluer les dégâts, et les appels à agir pour mettre fin à cette guerre ne cessent de se faire entendre. Les experts, comme ceux de l’Institut de la paix de Kiev, soulignent l’urgence d'une reprise des négociations pour éviter un nombre croissant de victimes.







