Vendredi, le Mali a été de nouveau frappé par des attaques djihadistes ayant causé la mort d'au moins 70 personnes, après des événements similaires survenus mercredi. Les informations recueillies par des sources sécuritaires et locales indiquent que les groupes armés, affiliés au JNIM, continuent d'intensifier leurs opérations dans la région, laissant la population locale dans un état de terreur et d'incertitude.
Un élu local a rapporté que l'offensive des djihadistes a touché plusieurs villages, dont Kouroude et Dougara. Ces incidents sont survenus dans une période marquée par une offensive jihadiste sans précédent le 25 et 26 avril, rappelant à tous la fragilité de la situation sécuritaire au Mali. Les forces de sécurité se trouvent dans une position délicate, ayant perdu le contrôle de certaines localités essentielles comme la ville de Kidal, et le ministre de la Défense, Sadio Camara, a également été tué dans ces affrontements.
Les chiffres concernant le nombre de victimes continuent d'évoluer, certaines sources locales évaluant le total à 80 morts, tandis que d'autres parlent de 50 disparus. Ce climat de violence et d'angoisse s'accompagne d'un blocus routier imposé par les djihadistes depuis le 30 avril, perturbant gravement les routes stratégiques vers Bamako.
Des appels à l'aide ignorés
Des habitants, ainsi que des responsables locaux, expriment leur frustration face à l'inaction des troupes gouvernementales, qui semblent rester inactives malgré de multiples appels à l'aide. "Nos cœurs saignent", a déclaré un responsable de la jeunesse qui a préféré garder l'anonymat. La Commission nationale des droits de l'homme a exprimé sa profonde inquiétude face à cette escalade de la violence, qualifiant ces attaques de "barbares et ignobles", portant atteinte aux droits humains et au droit international humanitaire.
Alors que la junte au pouvoir, arrivée après un coup d'État en 2020, semble de plus en plus affaiblie, des questions se posent sur sa capacité à protéger la population et à restaurer la sécurité dans le pays. Les experts s'accordent à dire que pour mettre un terme à ce cycle de violence, une réponse internationale pourrait être nécessaire, consolidée par des efforts internes pour restaurer la confiance entre la population et les autorités.
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