La réforme des retraites, les crises successives et l’affaiblissement politique post-dissolution ne permettent pas de dessiner un bilan très favorable du double quinquennat d’Emmanuel Macron, qui entre dans sa dernière année à l’Élysée.
À un an de la fin de son second mandat, et alors que les candidatures pour le succéder émergent, l'heure du bilan est arrivée pour Emmanuel Macron. Mais quel bilan dresser ? On évoque bien sûr la réforme des retraites, qu'il a vigoureusement défendue malgré une forte opposition. Toutefois, cette réforme a finalement été relâchée sous la pression des partis de gauche pour permettre l'adoption cruciale du budget de l'État 2026. Parallèlement, des initiatives environnementales comme les zones à faibles émissions, initialement prévues pour réduire la pollution dans les centres-villes, ont été abandonnées au cours du processus législatif par une majorité de députés.
Bien que Macron puisse se prévaloir de certains succès, tel que la baisse du chômage durant son premier quinquennat, ce chiffre a récemment grimpe à environ 8 %. D’autre part, il a fait face à des crises majeures : la crise des Gilets jaunes, qu'il n’avait pas anticipée, et la gestion du confinement durant la pandémie de Covid-19, où son engagement à maintenir une aide financière a laissé des traces douloureuses. De plus, la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024 a considérablement affaibli sa position politique.
Cependant, il mérite d'être crédité pour son ancrage sur la scène européenne, prenant des initiatives audacieuses sur la guerre en Ukraine et lors des tensions commerciales avec les États-Unis sous la présidence de Donald Trump. Il peut également se féliciter d'avoir lancé le service national universel et d'avoir tenté de réguler les réseaux sociaux pour les jeunes utilisateurs. Comme toujours, l'Histoire tranchera sur ses contributions.







