Depuis le début des hostilités au Moyen-Orient, le détroit d'Ormuz est devenu un point de crispation majeur. L'Iran, face à l’imposition d’un blocus par les États-Unis, a déclaré sa volonté de renforcer son autorité sur ce passage stratégique, mesurant 33 km de large.
Un haut responsable iranien a indiqué que le Parlement envisageait une proposition de loi permettant à l'armée iranienne de contrôler le détroit, avec pour objectif, entre autres, d'empêcher le passage de « navires hostiles ». Ebrahim Azizi, président de la commission parlementaire sur la sécurité nationale, a précisé que les droits de passage seraient désormais exigés en rial iranien.
Un axe névralgique pour le marché mondial
Le détroit d'Ormuz est un corridor critique, représentant près de 20 % des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz. Toutefois, suite à la guerre au Moyen-Orient débutée le 28 février, initiée par Israël et les États-Unis, cette route maritime est largement entravée.
Actuellement, Washington applique un blocus strict aux navires naviguant vers ou depuis les ports iraniens, et Téhéran, de son côté, contrôle presque totalement le détroit. Cette situation a exacerbé les tensions entre les deux nations et complicate les gestes diplomatiques, comme le montre l'échec de la récente rencontre à Islamabad, initialement prévue pour relancer les discussions entre l'Iran et les États-Unis.
Dans ses déclarations, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, en visite à Moscou, a souligné que « la sécurité du passage dans le détroit d’Ormuz est une question mondiale majeure », un point de vue partagé par de nombreux experts en géopolitique, qui voient ce développement comme un signal d'escalade dans la région.
Alors que les tensions continuent de monter, le contrôle du détroit d'Ormuz pourrait bien devenir un enjeu incontournable dans les négociations internationales à venir.







