Les étudiants en Italie sont désormais avertis : leur comportement en classe pourrait influencer leur progression scolaire. Cette situation a été mise en lumière avec l'introduction d'une nouvelle loi qui entraîne des conséquences drastiques pour les comportements inappropriés.
Depuis la rentrée de septembre 2025, la réforme éducative, promue par le ministre de l'Éducation, Giuseppe Valditara, stipule que le comportement des élèves peut les mener à redoubler, même s’ils affichent de bonnes notes dans d'autres matières. Clara, une élève du collège André-Derain en France, a entendu dire que les étudiants italiens doivent obtenir au moins 5 sur 10 en conduite pour passer leurs classes. "Cela semble incroyable, mais c'est ce que j'ai entendu !" a-t-elle déclaré.
En effet, la loi n°150 du 1er octobre 2024 introduit un système évaluatif connu sous le nom de "voto in condotta". Cependant, le seuil est en réalité fixé à 6. Un élève obtient le droit de passer au niveau supérieur avec une note de 7, tandis qu'un 6 implique la remise d'un travail sur la citoyenneté. Un score de 5 entraine le redoublement automatique.
Des sanctions strictes pour des comportements inacceptables
Il est crucial de préciser que des notes inférieures à 5 ne résultent pas de simples retards ou bavardages, mais de comportements gravement répréhensibles. D'après un récent avis du Conseil d'État italien, il est stipulé qu'un tel score peut être attribué en cas d'agressions verbales, de harcèlement ou de dégradations au sein de l’établissement.
Des amendes lourdes pour les cas extrêmes
Quant aux amendes, Coralie, une autre élève, s'interroge sur leur véracité. "Des sommes entre 500 et 10 000 euros pour un comportement inacceptable, est-ce véritable ?" La réponse est non. Les amendes mentionnées dans la loi ne concernent pas les fautes mineures comme les retards ou les oublis de devoirs. Elles s'appliquent plutôt à des actes de violence contre un enseignant ou un membre du personnel. Selon les statistiques du ministère de l'Éducation italien, en 2025, près de la moitié des agressions envers les enseignants provenaient des parents, ce qui met en lumière la gravité de la situation.
Ce nouveau cadre éducatif soulève de nombreuses questions sur l'équilibre entre discipline et éducation dans les écoles italiennes, un sujet sur lequel les experts débattent ardemment.







