Le juge des libertés et de la détention a été saisi d'une demande de contrôle judiciaire pour les deux agents, soupçonnés de violences et entraînés dans un vol, qui se présenteront devant le tribunal correctionnel ce 1er juin.
Ces deux CRS, âgés de 24 et 25 ans, sans antécédents judiciaires, sont accusés d'avoir agressé un homme à Nice le 18 avril 2026. Selon le parquet, les faits ont été captés par une caméra amateur, ajoutant une dimension troublante à cette affaire.
La victime, un résident de Nice né en 2003, a déclaré avoir été frappée par les deux agents après un malentendu qui a éclaté alors qu'il était au téléphone près de son domicile. L'homme a décrit comment la situation a rapidement dégénéré, il a reçu des coups au visage et a été mis au sol, où il a de nouveau été frappé. Son père a, par la suite, remis à la police une vidéo illustrant l'agression, faisant état de violences physiques prononcées, notamment des coups à la tête.
Le procureur de la République, Damien Martinelli, a souligné que les images de vidéoprotection renforcent le récit de la victime. Celles-ci montrent l'un des CRS tenter d'intercepter la victime avant que la situation ne s'envenime, avec des coups violents portés alors que la victime était à terre.
Analyse des images : l'ébriété lourde des agents
Les enregistrements vidéo suggèrent également que les deux agents étaient en état d'ébriété avancée. Ils ont affirmé avoir été menacés par la victime, se présentant comme des CRS, mais leur comportement suscite également des interrogations éthiques. L'un des agents a reconnu avoir consommé alcool durant la soirée, niant toutefois toute ivresse, tandis que l'autre a mentionné avoir partagé plusieurs verres avec son collègue au cours de la nuit.
Les deux agents manifestent des regrets quant à leur comportement. Cependant, la victime a maintenu qu'elle n'a reçu aucune provocation de leur part et a nié avoir été consciente qu'il s'agissait de policiers au moment des faits. Cette affaire, qui suscite une attention médiatique significative, pose des questions essentielles sur le respect et l'application des règles déontologiques au sein des forces de l'ordre.
Afin de suivre ce dossier, le contrôle judiciaire imposé aux prévenus pourrait inclure des interdictions strictes, notamment l'interdiction de porter une arme et de se rendre à Nice.







