Une enquête du Sunday Times a récemment mis au jour une situation entachée de controverses concernant les finances du duché de Cornouailles, dont le prince William est propriétaire. Cette affaire tourne autour de la prison de Dartmoor, fermée depuis près de deux ans pour des raisons de sécurité, suite à la détection de niveaux élevés de radon, un gaz dangereux bien connu pour son potentiel carcinogène.
Le rapport révèle que depuis la fermeture de cet établissement, l’héritier de la couronne britannique a perçu environ 2,5 millions de livres sterling (soit environ 2,9 millions d'euros) en loyer, malgré l'état de délabrement avancé de la prison. Actuellement, des animaux tels que des rats, des pigeons et même des chauves-souris s'y sont installés. C'est un fait qui soulève des interrogations sur la gestion des biens immobiliers du duché.
Une dépense publique alarmante
Le duché a, quant à lui, refusé de préciser la part imposable de ces revenus. Il a cependant déclaré que le bail pour Dartmoor faisait partie d'accords existants, régis par des conditions standards, avec des conseils juridiques indépendants impliqués dans les négociations. En parallèle, le Gouvernement britannique a estimé que l'état continuera de supporter des frais énormes liés à la sécurité et à l’entretien du site, potentiellement jusqu'à 68 millions de livres (78 millions d'euros) avant la fin du bail en 2033.
Des précédents qui nuisent à l'image de la Couronne
Les « Duchy Files » avaient déjà terni l'image de la famille royale, montrant que les bénéficiaires des terres royales avaient des relations financières troubles avec l'État. En tant que membre de la royal family, William est clairement sous le feu des critiques pour sa gestion de ce dossier, surtout parce qu'il n’a pas divulgué le montant précis de ses contributions fiscales, contrairement à son père, Charles III.
Cette récente polémique fait écho à des questions antérieures sur la transparence des finances royales. De plus, le duché de Cornouailles a été largement critiqué pour avoir réalisé des profits conséquents, notamment 23 millions de livres sterling (près de 26,5 millions d’euros) sur l’année 2024-2025. Ces révélations ont mené plusieurs experts en finance publique à appeler à une révision des engagements financiers afférents à la monarchie.







