Des images choquantes de violences physiques et d'« agression sexuelle sur des enfants » de trois à cinq ans ont été filmées au printemps 2025 dans une école maternelle à Paris. Ces séquences, diffusées en prime time sur France 2 neufs mois plus tard, ont suscité l'indignation, d'autant qu'aucun signalement n’avait été effectué en amont.
Les avocats d'une des familles affectées ont déposé une plainte au parquet de Paris, accusant Cash Investigation de non-dénonciation de mauvais traitements. La plainte vise aussi la société de production Premières Lignes Télévision et plusieurs membres de l’équipe de production, dont la présentatrice Élise Lucet.
Un scandale systémique à Paris
Les avocats soulignent que "dissimuler de tels faits constitue un délit, surtout lorsqu'un signalement aurait pu protéger les enfants". Ils affirment que l’équipe de Cash Investigation a préféré le divertissement à la protection de mineurs en choisissant de garder l'exclusivité pour l'émission. La chaîne France Télévisions n'a pas encore réagi à la plainte.
Ce phénomène s'inscrit dans un contexte plus vaste, marqué par la suspension de 78 agents périscolaires depuis le début de l'année 2026, dont 31 en raison de soupçons de violences sexuelles. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a lui-même convenu du caractère "systémique" de la violence dans les écoles, exprimant sa compréhension face à la "colère légitime" des familles.







