Bally Bagayoko, le maire de Saint-Denis, a exprimé sa gratitude envers Emmanuel Macron pour son soutien face aux attaques racistes dont il a été victime. Cependant, ce soutien lui semble tardif. Ce moment de rencontre a eu lieu le 14 avril et a permis au maire de remettre une lettre au président, soulignant les insuffisances de l'État en matière de lutte contre le racisme.
Le maire LFI, d'origine malienne, avait été la cible de commentaires racistes sur la chaîne CNews, entraînant l'ouverture d'une enquête par le parquet de Paris pour "injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion". Lors de leur échange, Macron a réaffirmé son engagement à condamner fermement les actes racistes.
Visiblement affecté par ces événements, le maire a également profité de cette rencontre pour remettre un T-shirt "Stop au racisme" à Macron, en écho à un rassemblement qui s'est tenu à Saint-Denis en avril où plusieurs milliers de personnes se sont mobilisées contre le racisme.
En parallèle de ce soutien, Bagayoko a rappelé au président les défis auxquels fait face sa commune, notamment le sous-financement et les inégalités sociales persistantes. "Il est impératif que le gouvernement prenne des mesures significatives pour répondre aux besoins de notre communauté", a-t-il déclaré à l'AFP. Il a d'ores et déjà adressé une invitation à Macron pour participer à une marche républicaine prévue le 3 mai, soulignant la nécessité d'un engagement commun contre le racisme.
Les opinions des experts en sociologie et des élus locaux s'accordent sur l'importance de ce type de soutien. Selon une étude de France Stratégie, la lutte contre le racisme et les inégalités doit être une priorité pour assurer une véritable cohésion sociale. Renforcer les messages d'unité est essentiel pour prévenir de futures escalades de haine et de division.







