Le vice-président américain JD Vance a glorifié mardi les actions du Premier ministre hongrois Viktor Orban, dénonçant les interférences de l’UE à quelques jours d’élections législatives qui s’annoncent rigoureusement disputées pour le dirigeant nationaliste.
D’après les mots de M. Vance, la campagne électorale en Hongrie représente "l'un des pires exemples d'ingérence" que l'on puisse imaginer. Les "bureaucrates de Bruxelles" cherchent, selon lui, à "nuire à l’économie" nationale simplement parce qu'ils sont opposés à Orban. Ces déclarations ont été formulées lors d’une conférence de presse conjointe à Budapest, où il a souligné l’importance de ne pas dicter aux Hongrois leur façon de voter, en appelant également l’UE à faire de même.
"Viktor Orban est un partenaire significatif et constructif pour promouvoir la paix en Ukraine", a-t-il ajouté, reflet d'une solidarité américano-hongroise qui se renforce malgré les tensions avec Bruxelles. La Commission européenne, de son côté, a évoqué son engagement à construire une Europe plus unie et indépendante, au travers des déclarations de son porte-parole, Thomas Regnier.
Plus tard, lors d’un meeting animé devant une audience de 2.000 à 3.000 personnes, JD Vance a permis à Donald Trump de s’exprimer par téléphone. L’ancien président, acclamé par le public, a salué le "excellent travail" d’Orban. "J’aime ce Viktor, j’aime la Hongrie", a-t-il déclaré avec entrain.
Eszter Molnar, avocate de 39 ans présente à l'événement, a exprimé sa satisfaction à l'égard des relations entre les États-Unis et la Hongrie, tandis qu’Adorjan Somogyi, un étudiant de 18 ans, a reconnu l’importance d’un bon rapprochement avec l’Amérique, bien qu’il doute que la visite de Vance influence réellement le résultat des élections.
Orban, au pouvoir depuis 2010 et en quête d’un cinquième mandat consécutif, est annoncé perdant par plusieurs sondages indépendants. Toutefois, le système électoral qu’il a conçu pour favoriser son parti pourrait atténuer une éventuelle défaite. Les institutions pro-gouvernementales, elles, prédisent des victoires pour sa coalition Fidesz-KDNP.
Un climat politique de tension s’installe alors que des parlementaires du Conseil de l'Europe ont critiqué le caractère "toxique" de la campagne, marquée par une "propagande incendiaire", face à un contexte de mécontentement économique croissant.
JD Vance, figure très critique envers les gouvernements européens centriste et progressiste, plaide pour une alliance entre les États-Unis et les factions de droite radicale en Europe. D’ailleurs, il a déclaré : "Je suis ici en raison de la coopération morale entre nos deux pays. Ce que nous défendons ensemble, c’est la préservation de la civilisation occidentale".
Viktor Orban a corroboré cette vision, évoquant des sujets cruciaux tels que l’immigration et la famille lors de leur rencontre. Par ailleurs, Marco Rubio, secrétaire d’État, avait préalablement exprimé son soutien à Orban lors de sa visite à Budapest en février.
Établi comme un proche de l'administration américaine, Orban, surtout en raison de sa politique anti-migrants, a été plusieurs fois accueilli au domicile de Donald Trump à Mar-a-Lago, en Floride, soulignant le lien étroit entre les deux dirigeants.







