Des déclarations inquiétantes rapportées par Le Monde font état d'une menace proférée par Thierry Meignen, ancien maire du Blanc-Mesnil. Il aurait déclaré à propos de Nassira El Moaddem, autrice de l'ouvrage « Main basse sur Le Blanc-Mesnil » : "Elle va mourir, je la tue".
Une enquête a depuis été ouverte suite à la plainte déposée par la journaliste. Le parquet de Paris a affirmé que « l’enquête a été confiée à la brigade de répression de la délinquance aux personnes de la direction de la police judiciaire de Paris ».
Nassira El Moaddem, qui a coécrit son ouvrage avec son éditeur Stock, a déposé sa plainte le 24 mars, suite à des propos rapportés par le journal Le Monde. Elle dénonce des pratiques douteuses sous la direction de Thierry Meignen, notamment concernant l'attribution des marchés publics et une ambiance de tension avec l'ancienne équipe.
Le 26 mars, Gérard Larcher, président du Sénat, a décidé de saisir le comité de déontologie suite à la réaction de plusieurs élus qui ont demandé des explications sur cette affaire.
« Suivie, intimidée »
Dans un entretien avec l’AFP, Nassira El Moaddem a exprimé sa satisfaction quant à l'ouverture de l'enquête, soulignant l'importance de la réaction judiciaire. Cependant, elle se dit choquée par le silence persistant du gouvernement : "Quel message cela envoie-t-il ?"
Elle a également évoqué des menaces de violences physiques et un harcèlement constant sur les réseaux sociaux : "Je suis suivie, intimidée, et mon matériel professionnel a été volé. Quelle sera la prochaine étape ?" Lorsqu'interrogé, le sénateur Meignen n'a pas souhaité faire de commentaire.







