Quitter son pays pour acheter un château en France et le restaurer : c’est le projet audacieux de deux trentenaires canadiens dans l’Indre, soutenu par des milliers de suiveurs sur les réseaux sociaux.
Dans le pittoresque village de Val-Fouzon, à la frontière de l’Indre et du Loir-et-Cher, un jeune couple canadien s’est lancé dans la restauration d’un château abandonné, une aventure qu’ils partagent avec le monde entier sur Instagram et YouTube. Leurs comptes, respectivement suivis par 273 000 et 91 500 abonnés, sont devenus une source d’inspiration pour de nombreux internautes depuis leur arrivée en juillet 2025.
Ce phénomène des influenceurs-restaurateurs n’est pas isolé. Des couples comme Felicity Selkirk et Tim Holding, anciens ministres australiens, ont également attiré l’attention en restaurent le château de Purnon avec un budget conséquent. En 2020, ils ont acquis la propriété pour 740 000 €, augmentant le coût des travaux à 3,2 millions d’euros, comme rapporté par La Nouvelle République.
Une recherche de cinq ans
« Nous avons scruté les annonces immobilières pendant cinq ans », raconte Damien Verhaegen, l’un des nouveaux propriétaires. Le projet a été inspiré par une émission de télévision, “Châteaux XXL”, où un couple anglais a rénové un château en très mauvais état pour 20 000 €. “Cela nous a donné le courage de nous lancer,” avoue-t-il.
Après avoir inspecté une dizaine de propriétés dans un rayon de trois heures autour de Paris, ils ont trouvé leur perle rare et ont décidé de quitter Vancouver pour donner vie à ce projet ambitieux. Le chantier symbolise un défi titanesque, englobant 1 000 m² de château, un domaine de 14 hectares et deux dépendances, incluant une maison et un pigeonnier.
« Un système débrouille »
Pour réaliser leur rêve, Damien et son mari ont déboursé 500 000 €, sans oublier des fonds supplémentaires pour les travaux. “Les travaux de restauration coûtent souvent deux à deux fois et demie plus cher que prévu,” dit Thomas Garneau, son partenaire, ravi d'avoir achevé la maison du gardien où ils vivent temporairement.
“Nous devons tout faire nous-même et nous adapter, mais nous avons de la chance d’avoir le soutien de bénévoles locaux,” poursuit-il.
Un objectif à long terme
En plus de son rôle de restaurateur, Thomas s’est tourné vers les réseaux sociaux, gérant le contenu en anglais du couple. “Chaque vue compte pour nous,” souligne Damien, qui conserve un emploi à temps plein dans une entreprise d’accessoires de luxe. Leur rêve ? Accueillir des événements tels que des mariages dans les futures suites du château et assurer un revenu durable pour poursuivre les travaux. “L’objectif est de terminer d’ici dix ans,” conclut Thomas.
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