Ce samedi 4 avril, Pékin a confirmé l'exécution de Chan Thao Poumy, un citoyen français condamné pour trafic de drogue. Après avoir été reconnu coupable en 2010 pour fabrication et transport de métamphétamine, il avait été détenu depuis son arrestation en 2005. Le Ministère des Affaires étrangères français s'est dit choqué par cette décision.
Né au Laos, Chan Thao Poumy avait 62 ans au moment de son exécution. Son implication dans un vaste réseau de production de drogue entre 1999 et 2003 dans la province du Guangdong a conduit à son arrestation lors d'une opération policière qui a mis fin à un circuit de trafic, entraînant l'arrestation de 89 personnes et la fermeture de 16 laboratoires clandestins. Selon China Daily, la valeur totale des drogues interceptées était estimée à 100 millions de yuans, soit environ 14,6 millions de dollars à l'époque.
Initialement condamné à la réclusion à perpétuité, il a vu son sort s'alourdir lors d'un second procès, où de "nouveaux éléments" ont amené les autorités judiciaires à lui infliger la peine de mort en 2010.
Le Quai d’Orsay offusqué par la détention et l’exécution du ressortissant français
Après avoir passé 21 ans en prison, Chan Thao Poumy a été exécuté par les autorités chinoises. Le Quai d'Orsay a fait part de son indignation, soulignant que malgré les efforts déployés par la France pour obtenir une clémence humanitaire, les autorités chinoises ont choisi d'exécuter la peine. Ce choix a été sévèrement critiqué, d'autant plus que le Français n'a pas pu assister à sa dernière audience, une situation que le gouvernement français qualifie d'atteinte à ses droits.
La Chine reste le pays où le nombre d'exécutions est le plus élevé au monde, d'après un rapport d'Amnesty International. En réaction, la France appelle avec insistance à l'abolition universelle de la peine de mort.







