La Chine a annoncé l'exécution de Chan Thao Phoumy, un ressortissant français de 62 ans, condamné à mort pour trafic de drogue. Cette mise à mort s'est déroulée le 4 avril à Canton, malgré les revendications de clémence de la part des autorités françaises, qui ont exprimé leur « consternation » face à cette décision.
Le ministère français des affaires étrangères a précisé dans un communiqué que cette exécution était d'autant plus préoccupante qu'elle a eu lieu « malgré une demande humanitaire » et a souligné que la France est opposée à la peine capitale « partout et en toutes circonstances ». Ils ont également rappelé que l'accès de la défense à la dernière audience a été restreint, ce qui constitue, selon eux, une violation des droits de l'accusé.
Pénalités sévères en Chine et répercussions internationales
Chan Thao Phoumy avait été initialement condamné à la prison à vie après son arrestation en 2005. Cependant, en raison « d'éléments nouveaux », il a été rejugé et condamné à mort pour des faits liés à la fabrication et au trafic de méthamphétamine. Son implication présumée dans un réseau ayant produit plusieurs tonnes de cette drogue en Chine a suscité une forte réaction de la part de l'opinion publique.
Selon l’organisation non gouvernementale Ensemble contre la peine de mort (ECPM), Chan Thao Phoumy n'était qu'un des quatre Français à faire face à des condamnations à mort à l'étranger, aux côtés d'autres cas en Algérie et au Maroc. Un autre compatriote, Serge Atlaoui, qui avait été arrêté en Indonésie, a eu sa peine commuée grâce aux efforts diplomatiques.
Amnesty International, dans son dernier rapport, a classé la Chine parmi les pays ayant le plus grand nombre d'exécutions, affirmant que des milliers de personnes sont condamnées chaque année sans transparence dans les chiffres, ceux-ci étant considérés comme des secrets d'Etat. Il est inquiétant de constater qu'un nombre croissant de pays continuent à appliquer la peine de mort, alors que des appels à son abolition universelle se multiplient.
La France et d'autres nations continuent de plaider en faveur des droits humains et de la abolir la peine capitale, clamant que ces pratiques ne sont pas conformes aux normes contemporaines des droits fondamentaux.







