Le directeur de cabinet du maire de Blois, Franck Heyde-Betancourt, a été reconnu coupable par le tribunal de Blois, en janvier dernier, d'avoir conduit avec 2 g d’alcool dans le sang en novembre 2025.
L'incident s'est produit aux alentours de 1 h du matin, lorsque le conducteur a perdu le contrôle de son véhicule près du rond-point Joseph-Paul-Boncour à Blois. Bien que la voiture ait subi d'importants dégâts, il n'y a heureusement eu aucun blessé parmi les deux passagers présents.
Les forces de l'ordre, alertées peu après, se sont rendues sur les lieux. Un contrôle d'alcoolémie a été effectué sur le conducteur, un homme d'une cinquantaine d'années, dont le dépistage a révélé un taux positif. Plus tard, à la police, son taux a été mesuré à près de 2 g d'alcool dans le sang.
Sanctions administratives : suspension de permis et amendes
Il a rapidement été constaté que la voiture était immatriculée au nom de la Ville de Blois. Son conducteur, Franck Heyde-Betancourt, occupant le poste de directeur de cabinet du maire Marc Gricourt depuis 2014, conduisait un véhicule de fonction qu'il utilise également à des fins personnelles, avec sa compagne sur le siège passager.
Plusieurs mois plus tard, il a été présenté devant le tribunal de Blois. Lors de l’audience, un jugement simplifié a été rendu, se basant sur des infractions telles que l'ivresse au volant et l'excès de vitesse.
Le verdict a conduit à une suspension de son permis pendant huit mois, ainsi qu'à un stage de sensibilisation à la sécurité routière. De plus, il a écopé de deux amendes, s'élevant à 250 € et 135 €, en rapport avec l'excès de vitesse.
Le maire réagit : "Pas de préjudice pour la commune"
Concernant les possibles sanctions disciplinaires, le maire de Blois, Marc Gricourt, a exprimé à La Nouvelle République que cet incident relevait principalement de la vie privée de l'individu impliqué. "Il n’y a pas eu de préjudice pour la collectivité. S’il avait été sur ma liste, je l’aurais mis en retrait."
Marc Gricourt a également confirmé que "des sanctions ont été prises contre lui par la directrice générale des services", bien que les détails n'aient pas été divulgués. "C’est une procédure habituelle qui s’applique à n’importe quel agent."
Avec Henri Brissot
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