L’enquête ouverte suite au décès tragique de Gabriel Bée, survenu en mai 2025 dans le village d’Augé, est désormais classée sans suite. Sa mère et ses proches contestent cette décision et envisagent de relancer le dossier auprès d’un juge d’instruction.
Le lundi 9 mars 2026, Isabelle Bée, la mère de la victime, a annoncé que l’enquête concernant le décès de son fils, survenu à Augé lors d’une intervention policière, a été classée sans suite. Cette décision soulève des interrogations, et la famille est déterminée à obtenir justice en déposant des plaintes avec constitution de partie civile pour rouvrir les investigations.
Les événements tragiques se sont déroulés lors de la nuit du 20 au 21 mai 2025, lorsque les gendarmes ont été appelés sur les lieux pour tapage nocturne. Gabriel, qui écoutait de la musique, aurait été touché mortellement après avoir brandi une matraque envers les forces de l'ordre.
Des preuves contestent la version officielle
À la suite d'une « mise en situation » réalisée par les autorités le lendemain, l'enquête s'est initialement orientée vers une légitime défense de la part du gendarme concerné. Selon la procureure de la République, Gabriel Bée se serait avancé de manière menaçante, brandissant un objet réfléchissant. Ces déclarations ont conduit au classement sans suite par l'Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN).
Cependant, des nouveaux éléments pourraient contredire cette version. Dans une communication adressée à la NR, Isabelle Bée a évoqué un enregistrement vidéo retrouvé sur le téléphone de son fils, contenant des images et des sons qui pourraient remettre en question la thèse officielle.
La procureure de Niort a promis une mise à jour sur l'affaire dans les prochains jours, alors que la famille demeure déterminée à obtenir des réponses et justice pour Gabriel.
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