Ce matin, une question résonne : la justice est-elle plus en retard que la SNCF ? Comme l’a rapporté ICI Béarn Bigorre, le procès de l'accident de train survenu à Denguin en 2014, initialement prévu du 9 au 20 mars, est une fois encore reporté.
L'accident en question remonte au 7 juillet 2014, lorsque deux trains, un TER et un TGV, se sont percutés près de Pau. Heureusement, grâce à une réaction rapide, le TGV, roulement à 120 km/h, a pu freiner à temps, limitant les blessures à quelques passagers.
Le long processus d'enquête, rendu complexe par des expertises et contre-expertises, a souligné une cause inattendue : des rats ayant rongé des câbles, provoquant le dysfonctionnement d’un feu de signalisation, permettant au TGV de circuler sans précaution. Les retards ont également été exacerbés par une succession de juges d'instruction au palais de justice de Pau et par un manque actuel de magistrats, justifiant ce nouveau report.
Les critiques fusent sur l'efficacité du système judiciaire. Un avocat, Monsieur Leblanc, a déclaré : "C'est problématique de voir à quel point les délais s'allongent. La justice doit être rendue rapidement, surtout dans des cas aussi graves." D'autres professionnels du droit partagent cet avis, et l'expression "justice à deux vitesses" n'a jamais été aussi pertinente.
Une question demeure : jusqu'où la justice peut-elle continuer à accumuler des retards, provoquant l'agacement des victimes et de la société ? Si j’osais, je dirais que le retard de la justice dépasse largement ceux que l'on peut observer auprès de la SNCF.







