Le 15 septembre 2025, un vol d’Air Corsica reliant Paris-Orly à Ajaccio a suscité l'inquiétude après avoir patienté près de vingt minutes sans communication radio avec la tour de contrôle. Ce moment de flottement a conduit à une mise en examen du contrôleur aérien accusé de "mise en danger de la vie d’autrui".
À bord de l’appareil, les passagers ont vécu une anxiété palpable alors que l'avion tournait au-dessus du golfe d’Ajaccio, indécis face à une situation inédite. La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a rapidement confirmé qu'aucun contact n’avait pu être établi, nécessitant l’activation des services de secours de l’aéroport.
D'après des sources officielles, lorsque les pompiers se sont rendus à la tour, ils ont découvert que le contrôleur en service s'était assoupi. Ce scénario alarmant a provoqué la réaction immédiate du parquet d’Ajaccio, qui a ouvert une enquête confiée à la gendarmerie des transports aériens.
Une enquête ouverte pour "mise en danger"
Initialement, le contrôleur avait le statut de témoin assisté, mais suite à un appel du procureur, il a été mis en examen par la chambre de l’instruction de Bastia. Le procureur de la République d'Ajaccio a confirmé ces informations lors d'un échange avec l’AFP. Testé négatif à l’alcool, l’agent pourrait également faire face à des sanctions disciplinaires de la part de la DGAC.
Il est important de noter que, bien que le vol ait finalement atterri en toute sécurité, cette affaire soulève des préoccupations majeures sur les protocoles de sécurité aérienne. Les experts du secteur notent que la vigilance dans les tours de contrôle est cruciale pour éviter toute menace à la sécurité des vols.
Un incident aux conséquences judiciaires
Bien qu'aucun blessé ou dommage matériel ne soit à déplorer, l'incident ouvre un débat sur la gestion des ressources humaines et la sécurité dans l’aviation. L’instruction doit déterminer les raisons exactes de l’endormissement du contrôleur, questionnant ainsi la gestion du personnel et la vigilance nécessaire à cette fonction.
Les conclusions de l'enquête pourraient avoir des répercussions significatives sur le fonctionnement des contrôleurs aériens en France, une réflexion indicatrice que la sécurité aérienne repose non seulement sur la technologie, mais également sur l'attention constante des individus en charge de cette responsabilité.







