La marche en hommage à Quentin Deranque maintenue malgré les tensions

Une marche en mémoire de Quentin Deranque se tiendra à Lyon, encadrée par un dispositif policier renforcé.
La marche en hommage à Quentin Deranque maintenue malgré les tensions
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, à Cournon-d Auvergne le 19 février 2026. (ADRIEN FILLON / HANS LUCAS / AFP)

Six jours après le décès tragique de Quentin Deranque, militant identitaire, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a officiellement décidé de maintenir la marche prévue à Lyon en son honneur. Malgré les craintes de débordements, cette manifestation en faveur du militant sera encadrée par un important dispositif policier. La préfecture du Rhône avait initialement été vigilant, évaluant les risques liés à cette marche qui pourrait exacerber des tensions sociales déjà palpables.

Le ministre a assuré que les forces de l'ordre seraient présentes en nombre pour encadrer le cortège. "Les forces de l'ordre rayonneront en périphérie de ce cortège pour éviter tout trouble à l'ordre public," a-t-il déclaré, ajoutant que "le dispositif policier sera extrêmement important, réunissant des effectifs locaux et des renforts mobiles".

Les réactions à cet événement ne se sont pas fait attendre. Aurélie Trouvé, députée de La France Insoumise (LFI), a dénoncé l'instrumentalisation de cette tragédie par l'extrême droite, qui, selon elle, cherche à attaquer non seulement le député Raphaël Arnault, mais aussi LFI elle-même. Trouvé a mis en garde contre les dangers que représente cette situation, alors que le Rassemblement National est accusé de porter atteinte à l'indépendance de la justice.

En parallèle, le parquet de Lyon a annoncé la mise en examen de sept suspects en rapport avec la mort de Deranque, dont six pour homicide volontaire. Une personne en particulier, Jacques-Elie Favrot, assistant de Raphaël Arnault, fait également face à des accusations de "complicité par instigation".

Ce contexte de tensions est également teinté de diplomatie, avec une passe d'armes entre Emmanuel Macron et la Première ministre italienne Giorgia Meloni. Le président français a exhorté Meloni à ne pas "commenter ce qui se passe chez les autres", tandis que Meloni a répondu en soulignant qu'il s'agissait d'une affaire touchant tout le monde. Ces échanges, loin d'apaiser les tensions, risquent plutôt de les exacerber dans ce climat déjà tendu.

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