Une femme de 42 ans a été reconnue coupable de chantage envers l'animateur Sébastien Cauet et condamnée à trois ans de prison, dont un an et demi avec sursis, avec mandat de dépôt. Ce verdict a été rendu à Nanterre, suivant des accusations portées par l'animateur, déjà mis en examen pour des violences sexuelles.
Les faits remontent à mai 2024, lorsque des messages ont été envoyés depuis le téléphone de la prévenue, demandant la somme de 30.000 euros à Cauet, alors qu'il faisait déjà l'objet d'une enquête pour des crimes graves, notamment des viols et une agression sexuelle sur quatre femmes, dont trois étaient adolescentes au moment des actes.
Lors de l'audience, la prévenue a tenté de se défendre en affirmant avoir prêté son téléphone à une connaissance. Le président du tribunal, sceptique, a rappelé le lourd passé judiciaire de la femme, qui inclut des condamnations pour utilisation de chèques volés. Ce contexte soulève des interrogations sur la véracité de ses allégations.
Me Jade Dousselin, l'avocate de Cauet, a exprimé sa satisfaction face à ce qu'elle considère comme une victoire judiciaire, soulignant que cette décision est une reconnaissance de la qualité de victime de son client. Selon elle, cela démontre que l'accusation de chantage s'intègre dans une manipulation visant à tirer profit de la situation de l'animateur. En revanche, Me May Sarah Vogelhut, l'avocate de la prévenue, a dénoncé la sévérité de la peine et a annoncé des intentions d'appel.
Cette affaire, à la croisée des enjeux du mouvement MeToo et des accusations mensongères, pose un défi à la justice et rappelle combien la lutte pour la vérité peut souvent être complexe et controversée.







