Raqa (Syrie) – L'ONU a récemment décrit la situation dans le camp d'al-Hol comme "volatile". Ce camp, qui héberge des milliers de proches de jihadistes, a connu des perturbations significatives suite au retrait des forces kurdes et à l'entrée de l'armée syrienne.
Sous la pression de l'armée, les forces kurdes se sont désengagées d'al-Hol, le plus vaste camp des familles de membres de l'État islamique, le 21 janvier 2026. Le lendemain, l'armée syrienne a pris le contrôle de la zone, ce qui a exacerbé les tensions et créé une situation d'urgence humanitaire.
Le camp al-Hol abrite actuellement plus de 23,000 personnes, majoritairement des femmes et des enfants, dont près de 15,000 Syriens et plus de 2,200 Irakiens. En outre, on compte environ 6,280 étrangers, dont des Occidentaux dont les pays d'origine refusent encore de les rapatrier.
Le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) a fait état de défis importants pour l'accès humanitaire. "Nous avons tenté de pénétrer dans le camp, mais la situation sécuritaire reste préoccupante", a déclaré Céline Schmitt, porte-parole du HCR en Syrie. La situation s'est aggravée avec des signalements d'évasions pendant la période de vide sécuritaire avant l'arrivée de l'armée syrienne.
Conditions de vie précaires
Jeudi dernier, les agences humanitaires, dont l'UNICEF, ont réussi à fournir de l'eau, mais la distribution de nourriture, notamment de pain, est toujours suspendue. Ces conditions critiques soulèvent des inquiétudes parmi les organisations internationales.
Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), qui ont joué un rôle déterminant dans la lutte contre l'EI, sont maintenant en phase de retrait progressif. Le HCR a pris en charge la gestion d'al-Hol en janvier, peu avant l'aggravation de la situation. Certaines sources indiquent que l'entrée des forces syriennes a entraîné le retrait complet des ONG, et des centres d'aide ont été incendiés par les détenus, aggravant encore plus la crise humanitaire.
Les États-Unis, tout en observant ces développements, ont commencé à transférer des prisonniers des camps au Irak, un mouvement qui pourrait impliquer jusqu'à 7,000 personnes, selon les informations relayées par les médias.
Avec la domination de Damas renforcée, la situation dans le camp d'al-Hol est devenue un point d'inquiétude non seulement pour les nations concernées, mais aussi pour l'ensemble de la communauté internationale. Le contrôle désormais exercé par l'armée syrienne pourrait avoir des répercussions importantes pour les habitants du camp et la région dans son ensemble.
L'avenir d'al-Hol reste incertain alors que nous regardons les prochains développements avec inquiétude.







