Le 22 janvier dernier, Marseille a vibré au rythme de la 5e Nuit de la solidarité, une initiative lancée par le maire Benoît Payan et sa collaboratrice Audrey Garino, adjointe aux affaires sociales. Près de 1 000 bénévoles se sont mobilisés dans huit arrondissements, prêts à arpenter les rues et à rencontrer les plus vulnérables.
Parmi eux, Rachida, vêtue de son gilet bleu, exprime sa détermination : "C’est utile", confie-t-elle, soulignant l’importance de ne pas tourner le dos à la souffrance visible, que ce soit devant une bouche de métro ou sur la place de son marché.
Cette opération vise non seulement à recenser le nombre de sans-abris, mais aussi à identifier leurs besoins et à faire évoluer les mentalités sur la grande exclusion. "Il est temps de changer notre regard", a insisté Audrey Garino, soulignant l’importance d’une action collective pour mieux vivre ensemble.
Les bénévoles, réunis à la mairie des 2e-3e arrondissements avant de partir, ont reçu des remerciements chaleureux de Benoît Payan qui a salué "le courage et la résilience" nécessaires pour faire face à ces enjeux. Ce moment de solidarité ne représente pas seulement un acte de charité, mais un véritable mouvement citoyen pour éveiller les consciences sur la précarité croissante à Marseille.
Les retours d'expériences des bénévoles, riches en anecdotes et en réflexions, révèlent la nécessité d'approfondir l'accompagnement des personnes en difficulté. Comme le souligne un expert en politiques sociales, il est essentiel d’agir au-delà des chiffres et de construire une véritable stratégie d’intégration. La solidarité ne doit pas être qu'un événement ponctuel, mais un engagement durable.







